Niveau 2  : Dieu, l'homme et le salut

 
 
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2 ème Partie

Dieu, l’homme et le salut

 

Le Dieu de la Bible existe par lui-même et n'a pas d'origine. Il est le Dieu unique, mais il existe en trois Personnes divines distinctes, appelées Père, Fils et Saint-Esprit. Il est le Dieu Créateur et Sauveur de l'humanité; seul Dieu, vivant et vrai, contrairement aux dieux des autres religions.

 

Lorsque Dieu créa l'homme, il le créa à son image. Mais tenté par Satan, l'homme manifeste sa désobéissance à la parole de Dieu. Par la chute, le péché est entré dans le monde, bouleversant totalement l'ordre dans la création de Dieu. Le péché est universel, il atteint tous les hommes et toute la création avec de très lourdes conséquences. Seule l'oeuvre de Christ à la croix permet de remédier au problème du péché et apporter le Salut.

 

Découvrez le Dieu de la Bible, en 12 leçons et comprenez l'oeuvre expiatoire de Jésus-Christ, par son incarnation et sa mort sur la croix, qui ôte le péché des croyants.

 

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1- le Dieu de la Bible

     1. 1- Dieu est le Créateur

La contemplation de l'univers (hommes, animaux, plantes, cadre naturel, cieux) devrait amener les hommes à la conclusion qu'il existe un Créateur (Romains 1 : 20 ; Psaume 19 : 2 ; Ésaïe 40 : 26 ; Actes 14 : 15-17).

 

Dans toute la Bible, Dieu se révèle comme le Créateur; excepté Dieu, qui existe par lui-même et n'a pas d'origine, tout ce qui existe a été créé et a eu un commencement (Genèse 1 : 1 ; Apocalypse 4 : 11 ; Néhémie 9 : 6 ; Ésaïe 42 : 5 ; Psaume 33 : 9 ; Hébreux 3 : 4 ; Romains 11 : 36).

 

     1. 2- Dieu est une Personne (au sens de « doué de personnalité »)

Le fait que Dieu soit le Créateur démontre qu'il pense, qu'il a une intelligence et une volonté, qu'il choisit, qu'il agit selon un plan. Toutes ces qualités prouvent que Dieu est une Personne (cf. Ésaïe 46 : 10 ; Jérémie 23 : 18, 20 ; Psaume 33 : 11 ).

Vu que Dieu est une Personne, et que toute personne peut communiquer, Dieu a la capacité de communiquer et de parler aux hommes (Genèse 1 : 28 ; Exode 24 : 1-3 ; 33 : 11 ; Hébreux 1 : 1-2 ). Indépendamment de ce que nous savons de lui par le témoignage de l'univers, nous connaissons la nature et les attributs de Dieu, non par une étude scientifique ou une déduction logique, mais par une révélation verbale de sa part.

 

De plus, Dieu a des sentiments : il aime (Matthieu ; 3 : 17 ; Jean 4 : 8-10), il est sensible (cf. Jérémie 31 : 20), il est miséricordieux (Éphésiens 2 : 4 ; Psaume 145 : 8-9 ).

 

     1. 3- Dieu est unique

Le Dieu de la Bible est le Dieu unique ((Deutéronome 4 : 39 ; 6 : 4 ; 1 Timothée 2 : 5 ; Ésaïe 45 : 5, 18, 20-22 ; 1 Samuel 2 : 2 ). ).

 

     1. 4- La Trinité

Le Dieu de la Bible est absolument un dans son Être (Jean 14 : 9), mais il existe en trois Personnes divines distinctes, appelées Père, Fils et Saint-Esprit (Matthieu 3 : 16-17 ; 28 : 19 ; 1 Corinthiens 13 : 13 ; 1 Pierre 1 : 2 etc.).

 

Les trois Personnes de la Trinité sont divines :

 

     le Père est Dieu selon Jean 6 : 27 et Jude 1 : 1

     le Fils est Dieu selon 1 Jean 5 : 20 et Hébreux 1 : 8

     le Saint-Esprit est Dieu selon Actes 5 : 3-4 et 1 Corinthiens 3 : 16 .

 

Les trois Personnes de la Trinité sont distinctes (cf. Marc 1 : 9-11 ; Jean 14 : 16-17) bien qu'aucune n'agisse indépendamment des Autres ( Jean 5 : 19 ; 10 : 28-30 ; 16 : 13-15 ).

 

     1. 5- Les attributs de Dieu

     Dieu est éternel (Psaumes 90 : 2 ; 92 : 9 ; 93 : 2 ;Genèse 21 : 33 ; Apocalypse 1 : 8).

     Dieu sait tout (omniscience) (Psaume 139 : 2-4 ; Jean 16 : 30 ; Hébreux 4 : 13 ; 1 corinthiens 2 : 10).

     Dieu est tout-puissant (omnipotence) (Apocalypse 1 : 8 ; Genèse 17 : 1 ; Luc 1 : 37 ; Psaume 115 : 3 ; 1 Chroniques 29 : 11-12 ; ).

     Dieu est présent en tout lieu (omniprésence) (Psaume 139 : 7-12 ; Jérémie 23 : 24 ; 1 Rois 8 : 27 ; Actes 17 : 24, 27).


Cet attribut ne doit pas être pris dans le sens panthéiste (le panthéisme est un système philosophique qui identifie Dieu à l'univers) car Dieu se distingue du monde et des êtres qu'il a créés (cf. Ésaïe 59 : 1-2 ; 55 ; 8-9 ; Psaume 8 : 4-5 ).

 

Dieu est infini, c'est-à-dire qu'il ne connaît aucune limitation; rien ne limite son existence, sa connaissance, sa puissance, sa présence, etc. (; ; ; ).

 

     Dieu ne change pas (immuabilité) (Malachie 3 : 6 ; Jacques 1 : 17 ; Hébreux 1 : 12 ; 13 : 8).

     Dieu est saint (Ésaïe 6 : 3 ; 1 Pierre 1 : 15-16 ; Actes 2 : 27 ; Romains 1 : 4).

     Dieu est juste (Deutéronome 32 : 4 ; Psaume 145 : 17 ; Apocalypse 15 : 3).

     Dieu est amour (1 Jean 4 : 8-9, 16 ; Tite 3 : 4 ; Romains 15 : 30).

 

Ces attributs s'appliquent indifféremment aux trois Personnes de la Trinité.
Cette liste n'est pas exhaustive.

 

     1. 6- Dieu est Sauveur

Dieu le Père est Sauveur en ce qu'il a pourvu à notre salut en envoyant son Fils (Tite 3 : 4-5 ; 1 Jean 4 : 14 ; Jean 3 : 16 ). Dieu le Fils est Sauveur par l'oeuvre de rédemption qu'il a accomplie (Tite 2 : 13-14, 3 : 6 ; Éphésiens 5 : 23).

Dieu le Saint-Esprit participe à l'oeuvre du salut en ce qu'il opère la nouvelle naissance (Jean 3 : 6-7 ; Tite 3 : 5 ).

 

Ce point si important sera vu plus en détail au point « L'expiation » et se retrouve en filigrane tout au long de cet cours.

 

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2- Les dieux des religions

 

Note. Cette liste n'est pas exhaustive! Nous nous sommes bornés à quelques indications générales, sans entrer dans le détail des diverses croyances.

 

     2. 1- Seul le Dieu de la Bible

Dieu est, à la fois, une Personne et un Etre infini. Les caractéristiques des autres divinités, voire les notions de la déité que véhiculent les autres religions, sont bien différentes.

 

     2. 2- La mythologie grecque

Elle est née de la vénération des forces de la nature. Avec l'organisation progressive de la société et de l'état, la conception des divinités de la nature s'est peu à peu transformée en une représentation d'êtres aux moeurs libres, qui trônaient sur l'Olympe et dominaient la vie des hommes, tout en leur étant physiquement et spirituellement semblables, y compris dans leurs faiblesses. Ces dieux avaient donc bien une personnalité mais n'étaient pas infinis.

 

     2. 3- La mythologie romaine

Elle provient également d'une religion de la nature. Certains dieux étaient des forces de la nature, d'autres des abstractions des biens et des maux que l'on recevait des dieux (il y avait, par exemple, des dieux et des déesses du bonheur, des vertus, de la crainte, etc.). Sous l'influence de la culture grecque, les Romains ont complété leur religion par la mythologie grecque.

 

     2. 4- Le panthéisme

C'est un système philosophique qui identifie Dieu à l'univers; il considère une déité (appelée l'Absolu, le Tout, la Force Suprême), qui est infinie mais qui n'est pas une personne.

 

     2. 5- L'hindouisme (ou brahmanisme)

Se pratiquait essentiellement en Inde, mais s'est largement répandu. Le Brahmâ est le Divin, la "cause première de tout être"; il est infini et impersonnel, il englobe tout (ainsi cette religion se rapproche du panthéisme). Le Brahmâ est associé à Vishnu et Çiva. De plus, l'hindouisme accepte l'existence de dieux innombrables; aucun d'eux n'est infini; certains sont personnels, d'autres impersonnels.

 

     2. 6- Le Bouddhisme (5e s. avant Jésus-Christ)

Il s'est développé dans le contexte de l'hindouisme primitif. A l'origine il refusait toute idée de dieu: il n'y a ni dieu, ni créateur, ni créature, ni "moi", ni ciel, ni enfer. Le bouddhiste aspire à atteindre le nirvâna après un nombre variable de réincarnations, c'est-à-dire à parvenir à l'état de néant duquel il est impossible de renaître (littéralement, nirvâna signifie « état de la flamme éteinte »). Ce n'est que plus tard que Bouddha a été déifié. Durant toute sa vie (5e siècle avant J.-C.) il a refusé d'être adoré comme un dieu.

 

     2. 7- Le confucianisme (6e s. avant Jésus-Christ)

s'intéresse principalement à l'homme et à la vie pratique; le bien-être des hommes occupe la première place. Confucius (551-479 avant J.-C.) s'est basé sur les anciennes pratiques chinoises: la vénération du ciel et le culte des ancêtres. Le ciel est considéré comme une puissance impersonnelle.

 

     2. 8- Le shintoïsme

Il se fonde sur la déification des forces de la nature, le culte des ancêtres, la morale du confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Il vénère d'innombrables dieux personnels, mais qui ne sont pas infinis. De plus, il déifie la famille impériale japonaise.

 

     2. 9- L'animisme

C'est la croyance que des objets - arbres, rochers, rivières, animaux, etc. - sont animés par des esprits dont il importe de gagner la faveur par des sacrifices et des pratiques magiques. Il s'accompagne toujours du fétichisme (culte rendu à des objets) ainsi que du culte des ancêtres. L'animisme admet pourtant l'existence d'un être créateur, mais celui-ci est inaccessible et n'intervient pas directement en faveur des hommes. Le culte ne s'adresse ni à un dieu infini, ni à un dieu réellement personnel.

 

     2. 10- L'Islam (6e s. après Jésus-Christ)

Ce que l'islam enseigne sur Dieu parait proche du judaïsme ou du christianisme en ce qu'il insiste très fortement sur le monothéisme. Cependant, la toute-puissance d'Allah est arbitraire et, dans sa supériorité, il n'est influencé par aucun sentiment. Ainsi, les docteurs de l'islam en arrivent à se représenter Dieu d'une façon panthéiste; le peuple, lui, en a une image déiste selon laquelle le créateur du monde le laisse suivre son cours librement; De ce fait, le Musulman ne peut être que fataliste.

 

     Conclusion

Il découle de tout ce qui précède qu'il n'est pas indifférent de croire au Dieu de la Bible ou à un autre « dieu ». Les religions ne peuvent pas être toutes vraies en même temps.

La sincérité de la croyance ne suffit pas, l'objet de la foi doit être le vrai Dieu - Père, Fils et Saint-Esprit. Le Dieu de la Bible et les dieux adorés dans les autres religions ne sont pas de la même nature. Seul le Dieu de la Bible mérite la qualification de vivant et vrai (1 Thessaloniciens 1 : 9).

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2- Les dieux des religions

 

Note. Cette liste n'est pas exhaustive! Nous nous sommes bornés à quelques indications générales, sans entrer dans le détail des diverses croyances.

 

2. 1- Seul le Dieu de la Bible

Dieu est, à la fois, une Personne et un Etre infini. Les caractéristiques des autres divinités, voire les notions de la déité que véhiculent les autres religions, sont bien différentes.

 

2. 2- La mythologie grecque

Elle est née de la vénération des forces de la nature. Avec l'organisation progressive de la société et de l'état, la conception des divinités de la nature s'est peu à peu transformée en une représentation d'êtres aux moeurs libres, qui trônaient sur l'Olympe et dominaient la vie des hommes, tout en leur étant physiquement et spirituellement semblables, y compris dans leurs faiblesses. Ces dieux avaient donc bien une personnalité mais n'étaient pas infinis.

 

2. 3- La mythologie romaine

Elle provient également d'une religion de la nature. Certains dieux étaient des forces de la nature, d'autres des abstractions des biens et des maux que l'on recevait des dieux (il y avait, par exemple, des dieux et des déesses du bonheur, des vertus, de la crainte, etc.). Sous l'influence de la culture grecque, les Romains ont complété leur religion par la mythologie grecque.

 

2. 4- Le panthéisme

C'est un système philosophique qui identifie Dieu à l'univers; il considère une déité (appelée l'Absolu, le Tout, la Force Suprême), qui est infinie mais qui n'est pas une personne.

 

2.4- L'hindouisme (ou brahmanisme)

Se pratiquait essentiellement en Inde, mais s'est largement répandu. Le Brahmâ est le Divin, la "cause première de tout être"; il est infini et impersonnel, il englobe tout (ainsi cette religion se rapproche du panthéisme). Le Brahmâ est associé à Vishnu et Çiva. De plus, l'hindouisme accepte l'existence de dieux innombrables; aucun d'eux n'est infini; certains sont personnels, d'autres impersonnels.

 

2.4- Le Bouddhisme (5e s. avant Jésus-Christ)

Il s'est développé dans le contexte de l'hindouisme primitif. A l'origine il refusait toute idée de dieu: il n'y a ni dieu, ni créateur, ni créature, ni "moi", ni ciel, ni enfer. Le bouddhiste aspire à atteindre le nirvâna après un nombre variable de réincarnations, c'est-à-dire à parvenir à l'état de néant duquel il est impossible de renaître (littéralement, nirvâna signifie « état de la flamme éteinte »). Ce n'est que plus tard que Bouddha a été déifié. Durant toute sa vie (5e siècle avant J.-C.) il a refusé d'être adoré comme un dieu.

 

2.5- Le confucianisme (6e s. avant Jésus-Christ)

s'intéresse principalement à l'homme et à la vie pratique; le bien-être des hommes occupe la première place. Confucius (551-479 avant J.-C.) s'est basé sur les anciennes pratiques chinoises: la vénération du ciel et le culte des ancêtres. Le ciel est considéré comme une puissance impersonnelle.

 

2. 6- Le shintoïsme

Il se fonde sur la déification des forces de la nature, le culte des ancêtres, la morale du confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Il vénère d'innombrables dieux personnels, mais qui ne sont pas infinis. De plus, il déifie la famille impériale japonaise.

 

2.7- L'animisme

C'est la croyance que des objets - arbres, rochers, rivières, animaux, etc. - sont animés par des esprits dont il importe de gagner la faveur par des sacrifices et des pratiques magiques. Il s'accompagne toujours du fétichisme (culte rendu à des objets) ainsi que du culte des ancêtres. L'animisme admet pourtant l'existence d'un être créateur, mais celui-ci est inaccessible et n'intervient pas directement en faveur des hommes. Le culte ne s'adresse ni à un dieu infini, ni à un dieu réellement personnel.

 

2. 8- L'Islam (6e s. après Jésus-Christ)

Ce que l'islam enseigne sur Dieu parait proche du judaïsme ou du christianisme en ce qu'il insiste très fortement sur le monothéisme. Cependant, la toute-puissance d'Allah est arbitraire et, dans sa supériorité, il n'est influencé par aucun sentiment. Ainsi, les docteurs de l'islam en arrivent à se représenter Dieu d'une façon panthéiste; le peuple, lui, en a une image déiste selon laquelle le créateur du monde le laisse suivre son cours librement; De ce fait, le Musulman ne peut être que fataliste.

 

Conclusion

Il découle de tout ce qui précède qu'il n'est pas indifférent de croire au Dieu de la Bible ou à un autre « dieu ». Les religions ne peuvent pas être toutes vraies en même temps.

La sincérité de la croyance ne suffit pas, l'objet de la foi doit être le vrai Dieu - Père, Fils et Saint-Esprit. Le Dieu de la Bible et les dieux adorés dans les autres religions ne sont pas de la même nature. Seul le Dieu de la Bible mérite la qualification de vivant et vrai (1 Thessaloniciens 1 : 9).

3- L’incarnation

 

 

     3. 1- Définition de l'incarnation

L'incarnation est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain (Jean 1 : 14 ; Philippiens 2 : 7 ; 1 Timothée 3 : 16). « La Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous. »

Le mot « incarnation » est un terme théologique qui ne figure pas dans la Bible; il vient du latin « caro, carnis » = « chair » qui est aussi à la racine des mots « carnassier, carnivore, carné ».

 

Que savez-vous de Jésus-Christ quand il était sur la terre en tant que Dieu?

Que savez-vous de Jésus-Christ quand il était sur la terre en tant qu'homme?

Que savez-vous de l'être humain?

Il était tout-puissant

Il avait un corps

Il a un corps

Il accomplissait des miracles

Il voyait et entendait

Il voit et entend

Il pensait

Il pensait

Il pense

Il avait une volonté

Il avait une volonté

Il a une volonté

Il agissait

Il agissait

Il agit

Il savait toutes choses

Il sentait

Il sent

 

Il avait faim

Il a faim

 

Il avait soif

Il a soif

 

Il se fatiguait

Il se fatigue

 

Il dormait

Il dort

 

Il travaillait de ses mains

Il travaille

 

Il était tenté

Il est tenté

 

Il n'était pas pécheur (1 Jean 3 : 5 ; Hébreux 7 : 26 )

Il est pécheur

Philippiens 2 : 6-8 « (...) Jésus Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu,  mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,  il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. » 

 

     3. 2- La réalisation de l'incarnation

L'incarnation est un acte essentiellement divin : la conception miraculeuse de Jésus par le Saint-Esprit dans le sein de la vierge Marie (Luc 1 : 13-35 ; Matthieu 1 : 18-25 ). Cet événement miraculeux est humainement inexplicable, mais ceux qui nient ce fait fondamental sont animés de l'esprit de l'Antichrist (1 Jean 4 : 2-3 ; 2 jean 7 ).

Par l'incarnation, les deux natures divine et humaine sont unies en Jésus-Christ. Il est vrai Dieu (Philippiens 2 : 6 ; Colossiens 2 : 9 ; Jean 1 : 1 ; Matthieu 1 : 23 ) et vrai homme (Philippiens 2 : 7 ; 1 Timothée 2 : 5 ; Ésaïe 53 : 3 ; 1 Corinthiens 15 : 47). Ainsi, celui qui l'a vu a vu le Père (Jean 14 : 9 ; 10 : 30, 33 ).

Jésus-Christ est le seul être humain qui soit né sans péché et qui n'ait jamais cédé au péché ( 1 Jean 3 : 5 ; Jean 8 : 46 ; 1 Pierre 1 : 19 ; Hébreux 7 : 26-27).

 

     3. 3- L'historicité de l'incarnation

En venant sur la Terre, Jésus-Christ est entré dans l'histoire de l'humanité. Il naquit à Bethléhem (Luc 2 : 4-7) selon l'annonce faite par le prophète Michée (Michée 5 : 1). Sa généalogie (Matthieu 1 : 1 ; Luc 3 : 23-38) atteste son appartenance au peuple d'Israel.

Sa naissance eut lieu sous le règne de l'empereur romain Auguste (Luc 2 : 1), en l'an 4 ou 5 avant notre ère. Ce moment correspondait au temps fixé par Dieu (Galates 4 : 4).

Les généalogies démontrent que Marie descendait de David par Nathan et que Joseph, le père légal de Jésus en descendait aussi, par Salomon. C'est important car de nombreuses prophéties annonçaient que le Messie (mot qui signifie l' « Oint ») serait un descendant de David et pourrait légalement prétendre au trône d'Israël.

 

     3. 4- Le but de l'incarnation

 

Jésus s'est incarné :

 

pour compléter et achever la révélation de Dieu à l'homme (Jean 1 : 18). Seul le Fils pouvait vraiment faire connaître le Père (Matthieu 11 : 27). Même la révélation contenue dans les épîtres et dans l'Apocalypse provient du Fils ; elle a été communiquée par l'Esprit qui ne « parle pas de lui-même » mais qui a transmis « ce qu'il a entendu » en le prenant de Christ. Dieu a parlé par le Fils (Hébreux 1 : 1-2) ;

pour partager la condition des hommes, le péché excepté, afin de compatir à leur faiblesse (Hébreux 4 : 15) ;

pour qu'un homme sans péché s'offre à la place des pécheurs (Hébreux 7 : 26 ; 2 Corinthiens 5 : 21) parce que ceux-ci ne peuvent expier leurs fautes eux-mêmes (Psaume 49 : 8-9) ;

pour que le péché soit condamné dans une chair semblable à celle des hommes, le substitut devant être parfaitement semblable au pécheur, hormis le péché (Romains 8 : 3 ; Hébreux 2 : 17).

 

Parmi les divers buts de l'Incarnation, on peut encore citer :

 

Confirmer les promesses de Dieu  

Devenir un souverain sacrificateur fidèle

Enlever le péché (voir l'article suivant « L'expiation »)

Détruire les œuvres du diableDonner l'exemple d'une vie sainte

Préparer sa seconde venue

 

     3. 5- La préexistence de Jésus-Christ

Dire que Jésus-Christ s'est incarné sous-entend qu'il existait auparavant. La Bible affirme clairement sa préexistence (Jean 1 : 1-2, 14 ; Philippiens 2 : 6-7). Il est descendu du ciel (Jean 3 : 13) où il était auparavant (Jean 6 : 62).

Il existait avant Abraham (Jean 8 : 57-58), même avant que le monde soit (Jean 17 : 5) ; il est avant toutes choses (Colossiens 1 : 17).

Il a oeuvré à la création de l'univers (Hébreux 1 : 10).

Puisqu'il est Dieu, Jésus-Christ est éternel, sans commencement de jour (Hébreux 1 : 8 ; 7 : 3 ; cf. Michée 5 : 1).

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4- L’expiation

 

     4. 1- Définitions et généralités

Par l'expiation, Dieu a résolu le problème du péché et de la relation entre l'homme et son Créateur. Le terme "expiation" désigne l'ensemble de ce que Dieu exige pour délivrer les hommes de leurs péchés.

Dieu a jugé le péché. Son verdict est la mort (Romains 6 : 23a ; cf. Genèse 2 : 17), c'est pourquoi l'expiation du péché n'est possible que par le sacrifice d'un substitut qui subit la mort. C'est le seul moyen que Dieu puisse approuver (Hébreux 9 : 22 ; Lévitique 17 : 11 ).

Dans l'Ancien Testament, pour accomplir l'expiation il fallait un autel sur lequel une victime était offerte (Lévitique 4).

Le Nouveau Testament présente la croix du Calvaire sur laquelle Jésus s'est offert volontairement comme Agneau de Dieu (Hébreux 9 : 13-14 ; 1 Pierre 1 : 19 ; Jean 1 : 29, 36 ; 10 : 17-18 ).

Jésus-Christ a parfaitement accompli l'expiation; sa mort sur la croix en est le point culminant (H ébreux 10 : 10 ; Marc 10 : 45 ; Jean 12 : 23-27 ; 19 : 30).

 

Notes :

Lorsque le mot "expiation" apparaît dans l'Ancien Testament en français, il est la traduction de l'hébreu « kippér » qui signifie étymologiquement couvrir. Les offrandes lévitiques « couvraient les péchés » mais étaient incapables « d'ôter les péchés » (Hébreux 10 : 4). Ces offrandes étaient « l'image » (cf. Hébreux 8 : 5) du sacrifice de Christ qui allait effacer pleinement les péchés « laissés impunis au temps de la patience de Dieu » (Romains 3 : 25). Dieu accordait alors son pardon en prévision de l'oeuvre de Christ qui a satisfait réellement à la justice divine.

Dans le Nouveau Testament, d'autres expressions apparaissent et il n'y est pas dit que Dieu « couvre » les péchés. En vertu de l'oeuvre expiatoire de Jésus-Christ, le péché des croyants est ôté (1Jean 3 : 5 ; Jean 1 : 29 ; cf.  Hébreux 10 : 4 ; 9 : 26).   Hébreux 10 : 4 -Romains 3 : 25-26 montre très nettement la différence d'attitude que Dieu a pu adopter à l'égard du péché confessé sous l'ancienne et sous la nouvelle alliance: auparavant les péchés étaient restés impunis, mais dans le temps présent, Dieu justifie celui qui a la foi en Jésus et cela sans enfreindre sa justice puisque Christ a satisfait aux exigences de la loi.

Les traductions françaises utilisent généralement les termes « expiation » et « expiatoire » en Romains 3 : 25 ; 1 Jean 2 : 2 ; 4 : 10 ; Hébreux 2 : 17. Cependant, l'expression grecque - « hilastêrion, hilasmos; hilaskomai » - traduite par victime « expiatoire » a le sens de victime « propitiatoire », c'est-à-dire qui a la vertu de rendre Dieu propice (favorable). Il convient de bien saisir le sens biblique de ce terme. Dieu est fondamentalement propice à l'homme en ce qu'il désire de toute sa force faire grâce au pécheur. Mais la colère de Dieu se manifeste contre le péché (Romains 1 : 28) et contre ceux qui ne s'en distancent pas (Romains 2 : 5-8 ; Éphésiens 2 : 2), car le Dieu trois fois saint (Ésaïe 6 : 3 ; Apocalypse 4 : 8) ne peut pas tolérer le mal. Ainsi l'homme ne doit pas chercher à gagner la faveur de Dieu mais doit se mettre à l'abri de la colère et du jugement de Dieu, par la foi en Jésus-Christ (Romains 3 : 25 ; 5 : 9 ; Jean 3 : 36 ; 1 Thessaloniciens 5 : 9-10 ). Le sacrifice de Christ permet à Dieu de justifier le pécheur puisque les exigences de sa justice ont été satisfaites. Jésus-Christ a ouvert aux croyants le chemin jusqu'à Dieu (Hébreux 10 : 19-20 ; cf. Matthieu 27 : 50-51 ).

 

     4. 2- La nécessité de l'expiation

L'homme pécheur est totalement séparé de Dieu (cf Ésaïe 2 : 1). Cette situation vient du fait que, par nature, l'homme est :

 

     mort spirituellement (Éphésiens 2 : 1), c'est-à-dire étranger à la vie de Dieu ; 

     esclave du péché (Jean 8 : 34 ; Romains 6 : 16, 20) ; 

     ennemi de Dieu (Romains 5 : 10a) ; 

     insoumis à la loi de Dieu (Romains 8 : 7).

 

De plus, le pécheur est incapable d'expier ses fautes lui-même (Romains 3 : 20 ; Galates 2 : 16 ; Psaume 49 : 7-9 ) et de rétablir la relation avec Dieu.

 

     4. 3- L'oeuvre expiatoire de Jésus-Christ

Toute la mission de salut de Christ, en particulier son incarnation et sa mort sur la croix, est la démonstration de l'amour de Dieu pour les hommes (1 Jean 4 : 10 ; Romains 5 : 8).

 

Christ a subi le châtiment mérité par les hommes à cause de leur insoumission à la loi divine. Dans sa justice, Dieu ne pouvait pas supprimer le châtiment, car toute faute entraîne une sanction. Pour satisfaire sa justice, Dieu a accepté le principe de la substitution: faire tomber le châtiment sur son Fils (Ésaïe 53 : 5) qui a pris la place du pécheur. Ainsi Dieu reste juste tout en justifiant le coupable (Romains 3 : 25-26).

 

Christ a rétabli la paix entre l'homme et Dieu. En effaçant, ou ôtant, le péché (Hébreux 9 : 26b ; Jean 1 : 29), il a supprimé ce qui rend l'homme ennemi de Dieu. La réconciliation est possible, car Dieu n'a plus à prendre en compte les fautes de ceux qui mettent leur confiance en son Fils (2 Corinthiens 5 : 19-20). Par le don de son sang (de sa vie), Christ a permis à l'homme de retrouver la relation avec Dieu, de « faire la paix » avec lui (Colossiens 1 : 19-21 ; Romains 5 : 10).

 

Christ a payé le prix du rachat afin que l'homme soit libéré de son esclavage du péché et qu'il appartienne à un nouveau Maître. Il a payé la rançon nécessaire (1 Pierre 1 : 18-19 ; Marc 10 : 45 ; Apocalypse 5 : 9 ). Cet aspect de l'oeuvre du Sauveur s'appelle la rédemption (= délivrance par le paiement d'un prix) (Romains 3 : 24 ; Colossiens 2 : 113-14 ; Éphésiens 1 : 7).

 

Christ a vaincu Satan par sa mort et sa résurrection (Hébreux 2 : 14-15 ; Colossiens 2 : 15 ; Apocalypse 1 : 18 ; cf. Romains 14 : 9 ; 1 Jean 3 : 8b ). Pour que l'homme puisse avoir part à la vie de Dieu, Christ a rendu impuissant le diable qui avait la puissance 'de la mort. Cette victoire, déjà pleinement acquise, sera entièrement manifestée lorsque Satan sera jeté définitivement dans l'étang de feu (Apocalypse 20 : 10).

 

Ainsi, tout ce qui séparait l'homme d'avec Dieu est ôté par Christ; désormais le pécheur repentant a, par la foi en lui, la liberté de s'approcher de Dieu (Éphésiens 3 : 12 ; 2 : 18 ; Hébreux 10 : 19 ). Sur cette base, Dieu peut dès maintenant accorder gratuitement la vie éternelle (Romains 6 : 23 ; 1 Jean 5 : 11-13 ).

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5- La résurrection de Jésus-Christ


La résurrection est le retour de Christ à la vie, dans un corps glorifié, après sa mort sur la croix.

Cette réalité est à la base de tout le christianisme; si Christ n'était pas ressuscité, il n'y aurait pas de salut (1 Corinthiens 15 : 14, 17,20).

 

     5. 1- Le moment de la résurrection de Christ

Jésus-Christ est ressuscité

au troisième jour depuis sa mort (les journées partielles étant prises en compte)
(1Corinthiens 15 : 3-4 ; Luc 24 : 6-7)

le matin du premier jour de la semaine (Matthieu 28 : 1, 6).

 

     5. 2- Les obstacles à la résurrection de Christ

Humainement, plusieurs éléments semblaient s'opposer à la résurrection :

 

     le corps enveloppé (Jean 19 : 39-40 ; Matthieu 27 : 59 )

     le sépulcre fermé par une pierre (Matthieu 27 : 60)

     la garde mobilisée (Matthieu 27 : 62-65)

     le tombeau scellé (Matthieu 27 : 66).

 

Pourtant rien ne pouvait s'opposer à la puissance de Dieu manifestée dans la résurrection (Éphésiens 1 : 19-20) et ces « obstacles » ont seulement contribué à la rendre plus éclatante :

 

les bandelettes se sont affaissées sur le sol, le linge qu'on avait mis sur la tête de Jésus se trouva à part (Jean 20 : 5-7)

la grande pierre a été roulée par un ange (Matthieu 28 : 2 ; Marc 16 : 4)

les gardes ont été terrorisés (Matthieu 28 : 4)

l'existence du sceau, qui devait empêcher toute fraude, n'est plus évoquée et les chefs religieux en sont réduits à masquer la vérité par le mensonge (Matthieu 28 : 11-15).

 

     5. 3- Les preuves de la résurrection physique de Christ

La première preuve a été le tombeau vide (Luc 24 : 3 ; Marc 16 : 6 ; Jean 20 : 1-8). L'emplacement du sépulcre était bien connu (cf Matthieu 27 : 61, 66) et aucune méprise ou falsification n'était possible.

Jésus a encore donné de nombreuses preuves de sa résurrection :

 

     il s'est laissé toucher pour démontrer que son corps était de chair et d'os, il n'était pas un esprit (Luc 24 : 39-40 ; Jean 20 : 27)

     il a mangé et bu (Luc 24 : 42-43 ; Actes 10 : 41)

     il a marché avec des disciples (Luc 24 : 15)

     il a parlé (Jean 20 : 15-17 ; Luc 24 : 17, 25-27)

     il s'est présenté à un grand nombre de témoins qui l'ont vu simultanément (Marc 16 : 14 ; Matthieu 28 : 16-17 ; 1 Corinthiens 15 : 5-7).

Jésus s'est manifesté dans son corps de résurrection pendant 40 jours, ce qui a constitué un laps de temps suffisant pour vérifier la réalité des faits (Actes 1 : 3).

 

     5. 4- La nature du corps de résurrection

Il est

 

immortel (Romains 6 : 8-9)

glorieux (Philippiens 3 : 20-21)

incorruptible (cf. 1 Corinthiens 15 : 42)

doué de possibilités nouvelles (Jean 20 : 19, 26 ; Luc 24 : 31 ; Actes 1 : 9).

Note : Le corps ressuscité des croyants sera semblable à celui de Christ (1 Jean 3 : 2 ; Philippiens 3 : 21 ; Romains 8 : 29).

 

     5. 5- L'auteur de la résurrection

Le Dieu Trinitaire est l'auteur de la résurrection, manifestant ainsi sa puissance :

 

     le Père (1 Corinthiens 6 : 14 ; Éphésiens 1 : 20)

     le Fils lui-même (Jean 2 : 19, 21 ; 10 : 17-18 ; 11 : 25)

     l'Esprit (Romains 8 : 11).

 

     5. 6- Les implications de la résurrection de Christ

La résurrection de Jésus-Christ

 

prouve sa divinité (Romains1 : 4)

démontre que la mort a été vaincue (2 Timothée 1 : 10) et que, par conséquent, le pouvoir de cette dernière n'est pas définitif

révèle son autorité sur toutes choses ( Romains 14 : 9 ; Philippiens 2 : 9-11 ; cf. 10 : 12-13 )

est le gage de la résurrection des croyants (1 Timothée 4 : 14 ; 1 Corinthiens 15 : 17-22)

atteste que Dieu jugera un jour le monde selon la justice et par Jésus-Christ (Actes 17 : 31)

sert de garant à la justification des croyants devant Dieu (Romains 4 : 24-25 ; 8 : 33-34). La résurrection est la démonstration que l'oeuvre de Jésus-Christ a été agréée par le Père; Dieu considère comme justes tous ceux qui ont foi en Celui qui a expié leurs fautes à leur place.

 

La résurrection

Le moment de la résurrection: : Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre. Littéralement l'original dit "à la fin des sabbats". Selon beaucoup de commentateurs, deux sabbats avaient marqué la semaine de la Pâque cette année-là : le sabbat habituel, qui tombait le 16e jour du mois, fut précédé le 15e jour du mois, du jour de la fête, qui était un sabbat spécial. . Ainsi, le Fils de Dieu fut trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. 

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6- L’ascension se Jésus-Christ

 

Quarante jours après Pâques, Jésus-Christ est retourné auprès de son Père. Il a été enlevé au ciel sous les yeux de ses disciples réunis sur le Mont des Oliviers (Marc 16 : 19 ; Luc 24 : 50-51 ; Actes 1 : 9-11).

 

     6. 1- La fin de l'oeuvre de Christ sur la terre

La mission de Christ sur la terre a commencé par son incarnation et s'est achevée par son Ascension. Au moment de l'incarnation, le Fils de Dieu s'est fait homme, lors de l'Ascension, l'Homme-Dieu est retourné auprès du Père (Jean 7 : 33 ; 16 : 5, 28 ; 17 : 5).

Le fait que Jésus-Christ ne soit plus présent corporellement sur la terre ne signifie pas, cependant, qu'il ait cessé d'agir en faveur des hommes (cf. Actes 1 : 1-2).

 

     6. 2- Un événement annoncé

Les Ecritures de l'Ancien Testament, qui ont annoncé la venue de Christ sur la terre et son oeuvre expiatoire, ont également révélé son ascension (comparer Psaume 110 : 1 avec Actes 2 : 33-36 ; comparer Psaume 68 : 19 avec ; cf. 1 Pierre 1 : 10-11).

Jésus lui-même, pendant son ministère terrestre, a annoncé cet événement (Jean 14 : 12, 28 ; Jean 16 : 10 ; 17 : 13 ; 19 : 12).

 

     6. 3- Une nouvelle position de Jésus-Christ dans le ciel

a) Jésus-Christ est Souverain Sacrificateur

Comme le souverain sacrificateur de l'Ancien Testament entrait une fois par année dans le lieu Très saint avec le sang des animaux sacrifiés (Hébreux 9 : 7), Jésus-Christ est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire céleste avec son propre sang. Il est ainsi le Souverain Sacrificateur de la nouvelle alliance (Hébreux 9 : 11, 14 ; 10 : 11-12, 21 ), le médiateur entre Dieu et les hommes (1 Timothée 2 : 5 ; Hébreux 8 : 6).

b) Jésus-Christ est Roi

Après son abaissement volontaire, Jésus-Christ a été élevé à la plus haute place et glorifié par le Père (Philippiens 2 : 8-9 ;Hébreux 2 : 9 ; cf. Jean 17 : 5).

 

Il s'est assis pour toujours à la droite de Dieu (Hébreux 10 : 12 ; 12 : 2 ; 1 Pierre 3 : 22a ; Apocalypse 5 : 13 ).

Il règne (Hébreux 1 : 8), il est Seigneur ( 2 Pierre 1 : 11 ; 2 Corinthiens 4 : 5 ; Colossiens 3 : 24) et il a reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre (Éphésiens 1 : 20-22 ; 1 Pierre 3 : 22b ; 1 Corinthiens 15 : 27 ; Hébreux 2 : 8 ; cf. Matthieu 28 : 18).

 

La résurrection, l'Ascension et le couronnement à la droite de Dieu confirment que Jésus était, dès sa naissance, le Messie promis (cf. Luc 2 : 11).

 

     6. 4- L'inauguration d'un temps nouveau pour les croyants

L'ascension de Christ a marqué le début de nouveaux privilèges pour les croyants dans leur relation avec Dieu. Elle leur permet :

 

de bénéficier de la présence du Saint-Esprit en eux (cf. 1 Corinthiens 6 : 19). L'effusion du Saint-Esprit était étroitement liée à l'Ascension de Jésus-Christ et elle ne pouvait pas avoir lieu avant son départ (Jean 16 : 7 ; 7 : 39 ; Actes 1 : 4-5 ; 2 : 23)

d'être certains de vivre un jour dans la présence immédiate de Dieu (Jean 14 : 2-3 ; Hébreux 6 : 20 ; 1 thessaloniciens 4 : 15-17)

d'avoir en Christ un avocat, un défenseur, lorsqu'ils ont péché (1 Jean 2 : 1-2)

d'avoir un libre accès au Père en vertu de l'oeuvre parfaite de Christ qui a enlevé tous les obstacles qui se dressaient entre Dieu et ceux qui sont devenus ses enfants (Hébreux 10 : 22 ; cf. Éphésiens 2 : 18). En particulier, les croyants peuvent s'adresser directement au Père par la prière au nom de Jésus, c'est-à-dire en se référant à sa personne et à son oeuvre (Hébreux 4 : 14-16 ; Jean 14 : 12-14 ; 15 : 16)

d'être assurés du secours de Christ qui est vivant pour intercéder (litt.: veiller aux intérêts) en leur faveur (Romains 8 : 34 ; Hébreux 7 : 24-25) .

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7- Le Saint-Esprit

 

     7.1- La nature de l'Esprit

 

a) Le Saint-Esprit est une Personne

Le Saint-Esprit est une Personne, et non seulement une influence ou une force. Il est une Personne dans le sens qu'il est "doué de personnalité"; il possède les qualités propres à une personne :

 

     il pense (Romains 8 : 27)

     il a la faculté de connaître et de comprendre (intelligence) (1 Corinthiens 2:10-11 ; Ésaïe 11 : 2 );

     il a une volonté et agit selon un plan (1 Corinthiens 12 : 11 ; Actes 16 : 7)

     il éprouve des sentiments: tristesse (Éphésiens 4 : 30), amour (Romains 15 : 30)

     il a la capacité de communiquer et de parler aux hommes (Hébreux 3 : 7 ; Apocalypse 2 : 7 ; Actes 8 : 29 ; 13:2 ).

 

b) Le Saint-Esprit est Dieu

Le Saint-Esprit est Dieu au même titre que le Père et le Fils; il est une des Personnes de la Trinité.

Il est identifié à Dieu (Actes 5 : 3-4b ; comparer 1 Corinthiens 3 : 16 avec Éphésiens 2 : 22; 2 Corinthiens 3 : 17-18 ).

Il est associé au Père et au Fils et placé au même rang qu'eux (Matthieu 28 : 19 ; 2 Corinthiens 13 : 13 ; 1 Corinthiens 12 : 4-6 ; 2 Corinthiens 1 : 21-22).

Il possède les attributs divins : éternité (Hébreux 9 : 14), omniscience (1 Corinthiens 2 : 10), omniprésence (Psaume 139 : 7), omnipotence (Ésaïe 59 : 19 ; Romains 15 : 13, 15), sainteté (Romains 1 : 4), amour (Romains 15 : 30)...

 

Pour les réponses aux objections quant à la divinité du Saint-Esprit, voir dans Questions et Réponse« Le Saint-Esprit est Dieu »

 

     7.2- L'oeuvre du Saint-Esprit dans l'homme

 

a) Avant la conversion

Le Saint-Esprit convainc l'homme (Jean 16 : 8-11) de la réalité du péché, de la justice et du jugement. Cette conviction porte sur :

 

     le péché de l'homme (v. 9), c'est-à-dire sa culpabilité devant Dieu de ne pas croire en Jésus-Christ (cf. Romains3 : 23 )

     la justice de Christ (v. 10), c'est-à-dire la perfection de Christ. En vertu de sa justice, son oeuvre est agréée par Dieu (puisqu'il a pu aller auprès du Père) et sauve le croyant (cf. 1 Pierre 3 : 18). La justice de Christ est communiquée par grâce au pécheur repentant en réponse à sa foi (Romains 3 : 22-24 ; 5)

     le jugement sur Satan et sur le mal (v. 11), c'est-à-dire la condamnation de Satan par la victoire de Christ à la croix (cf. 1 Jean 3 : 8b ; Colossiens 2 : 15 ; Jean 12 : 31).

b) Lors de la conversion

Le Saint-Esprit vient demeurer en l'homme en réponse à son acte de foi (Galates 3 : 14 ; Jean 7 : 39 ; 14 : 15-17, 23). Ce faisant, il :

     opère la nouvelle naissance (Jean 3 : 5-6 ; 1 Corinthiens 6 : 11)

     scelle le croyant (Éphésiens 1 : 13-14 ; 4 : 30). Ce sceau est une marque qui authentifie l'appartenance à Dieu et donne la sécurité de la vie éternelle; 

    rend témoignage à l'esprit du croyant qu'il est enfant de Dieu (Romains 8 : 16). Il s'agit d'une conviction intérieure donnée par le Saint-Esprit et non d'une vision ou d'une voix surnaturelle. Ce témoignage s'ajoute à l'assurance communiquée par les affirmations de l'Ecriture.

 

c) Après la conversion

Le Saint-Esprit habite en permanence dans le croyant (1 Corinthiens 6 : 19)

 

     rend le croyant sensible à l'amour que Dieu a pour lui (Colossiens 1 : 8) et le rend capable d'aimer (Romains 5 : 5)

     révèle les vérités spirituelles et explique la parole de Dieu (1 Corinthiens 2 : 9-10, 14-16)

     transforme et sanctifie le croyant (2 Corinthiens 3 : 18 ; Romains 8 : 13-14)

     dirige l'enfant de Dieu dans sa marche chrétienne (Romains 8 : 14 ; Galates 5:16 , 25 ; cf. Actes 16 : 6-7)

     rend le croyant capable d'être témoin dans le monde et donne puissance à son témoignage (Actes 1 : 18 ; 1 Thessaloniciens 1 : 5 ; Jean 15 : 26-27 ; cf. Actes 4 : 31).

 231tableau oeuvre saint esprit

 

     7.3- Le fruit de l'Esprit

La marche chrétienne selon l'Esprit assure la manifestation du fruit de l'Esprit (Galates 5 : 16, 22 ; Romains 14 : 17 ). Tous les domaines de la vie sont ainsi concernés: la relation avec Dieu, la vie intérieure personnelle et les relations avec autrui. Ce fruit a une variété d'aspects: l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi (ou fidélité), la douceur et la maîtrise de soi.

 

     7.4- Les dons de l'Esprit

L'Esprit accorde aux croyants des dons spirituels qui sont des qualifications surnaturelles en vue du service dans le cadre du corps de Christ et pour sa croissance. Ces dons sont distribués par Dieu selon sa volonté (1 Corinthiens 12 : 4-7, 11-12 ; Romains 12 : 6a ).

Dieu peut aussi sanctifier pour son service des dons naturels (cf. Actes 18:24-28).

 

( La manifestation des dons spirituels (4-5-6)

« Pour ce qui est des dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance... Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. » (1 Corinthiens 12 : 1, 7).

Dieu veut que son peuple soit éclairé avec le secours puissant du Saint-Esprit. Celui-ci se manifeste à travers une multitude de dons spirituels donnés aux croyants.

Les dons spirituels sont réservés aux membres du corps de Christ, ceux qui ont faim et soif de les recevoir et de les mettre en pratique. Le jour où nous avons reçu et accepté Jésus comme notre Seigneur et Sauveur personnel, nous sommes nés de nouveau et devenus membres du corps de Christ. Ainsi, tout enfant de Dieu peut recevoir les dons de l’Esprit.

Les dons spirituels sont donnés aux croyants en vue de l’édification et de la sanctification de l’Eglise. Celle-ci ne doit pas se contenter de métaphores, mais de vivre de la puissance et de la force souveraines du Saint-Esprit.

Les dons spirituels sont donnés selon la volonté de l’Esprit (1 Corinthiens 12 : 8- 10). Les dons peuvent se manifester de plusieurs façons selon l’ardent désir du croyant (1 Corinthiens 12 : 31 ; 14 : 1).

Nous ne devons pas penser qu’une personne qui exerce un don spectaculaire est plus spirituel qu’un autre qui en exerce un plus modeste ; un tel raisonnement est anti- biblique.

Les croyants ne doivent pas accepter toutes les manifestations spirituelles. Les dons peuvent être contrefaits par Satan ou de faux ouvriers déguisés en serviteur de Christ. (Matthieu 7 : 21-23 ; 2 Corinthiens 11 : 13-15 ; 2 Thessaloniciens 2 : 8-10). Ils doivent « éprouver les esprits » pour savoir s’ils sont de Dieu. - René Barrois

(4) « Les dons de l’Esprit » Harold Horton   (5) « Les dons spirituels » R.L. Rband   (6) « Bible Esprit et Vie » note page 1902 ).

 

 

Notes

 

Le baptême de l'Esprit

Cette expression figure - toujours sous une forme verbale - uniquement en Matthieu 3 : 11 (et les textes parallèles Marc 1 : 8 ; Luc 3:16 ; Jean 1 : 33 ); ; ; .

 

Selon , le baptême de l'Esprit est un acte divin initial dont celui qui croit est l'objet au moment même de sa conversion et qui fait de lui un membre du corps de Christ. Par l'Esprit, le croyant est une fois pour toutes incorporé à l'Eglise.

 

Ce baptême est contemporain de la régénération (cf. Jean 3 : 5-6 ; Romains 8 : 9 ) et, pas plus qu'elle, ne peut se répéter.

Le croyant n'a donc pas à rechercher le baptême de l'Esprit mais la plénitude de l'Esprit.

 

La plénitude de l'Esprit

L'Esprit de Dieu ne quitte jamais le croyant (Jean 14 : 16), mais la vie de l'Esprit peut être limitée ou neutralisée par le manque de foi ou la désobéissance. La plénitude de l'Esprit est fonction de l'attitude de foi et d'une mise en pratique sincère de ce que le croyant connaît de la volonté de Dieu (Éphésiens 3 : 16 ; 5 : 15-18).

 

Si l'Esprit est attristé ou éteint (Éphésiens 4 : 30-32 ; 1 Thessaloniciens 5 : 19), il convient de confesser son péché pour recevoir la purification (1 Jean 1 : 7-9) et retrouver la plénitude.

 

La plénitude se manifeste par la présence du fruit de l'Esprit, par un témoignage puissant. La plénitude assure un juste emploi et un épanouissement des dons spirituels (cf. Actes 6 : 5; 8-10 : 6.5  Ils élurent Étienne, homme plein de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d'Antioche. (...) 6.8 Étienne, plein de grâce et de puissance, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. 6-9 Quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, de celle des Cyrénéens et de celle des Alexandrins, avec des Juifs de Cilicie et d'Asie, se mirent à discuter avec lui; 6.10 mais ils ne pouvaient résister à sa sagesse et à l'Esprit par lequel il parlait.)

 

Le péché contre le Saint-Esprit

Il en est question en Matthieu 12 : 31-32 ; Marc 3 : 28-29 ; Hébreux 10 : 29 ; cf. 1 Jean 5 : 16 . Le péché contre le Saint-Esprit est une attitude d'incrédulité volontaire et invétérée; il consiste dans le rejet conscient et définitif de la révélation et de l'oeuvre de Christ. C'est le refus d'accepter les lumières reçues par l'action de l'Esprit qui convainc de péché, de justice et de jugement (Jean 16 : 8). C'est le seul péché qui ne puisse être pardonné, vu que, par définition, il n'y a pas de disposition à la conversion. Quiconque se tourmente et craint d'être coupable de ce péché ne l'a manifestement pas commis puisqu'il a le désir de croire; par conséquent il peut encore venir à Christ.

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8- La création de l’homme à l’image de Dieu

 

     8.1- L'homme créé à l'image de Dieu

Lorsque Dieu créa l'homme, il agit selon sa volonté souveraine et réfléchie (Romains 11 : 33-36 ; Ésaïe 46 : 9-10 ; cf. Ésaïe 43 : 7), comme il le fit pour l'ensemble de ses oeuvres. Il le créa à son image (Genèse 1 : 26 ; 5 : 1 ; 9 : 6 ; Jacques 3 : 9). Cette particularité distingue l'homme de toutes les autres créatures de la terre.

Comme Dieu, bien que dans une mesure limitée, l'homme est doté:

Ge. 2 : 2

de créativité

Ge. 2 : 20 ; cf. Jé. 18 : 3-4 

Col. 2 : 2-3

d'intelligence et de connaissance

Ge. 2 : 19-20 ; Col. 1 : 9 ; Ro.12 : 2

Ap. 4 : 11

de volonté

Ge. 3 : 6 ; Lu. 23 : 25 ; 2 Pi. 1 : 21 

És. 43 : 10

de la capacité d'apprécier et de choisir

Ge 2 : 17* ; Ge. 13 : 11 ; Jos. : 24 : 15, 22 

Jn 13 : 34

de la capacité d'aimer

Ge. 2 : 24 ; Jn 13 : 34

Ps. 29 : 10

de la pensée de l'éternité

Ge. 2 : 17* ; Éc. 3 : 11 

Ge. 14 : 19

d'autorité sur la création

Ge. 1 : 2b ; Ps. 8 : 7 ; Ja. 3 : 3 

* La compréhension du sens de la mort suppose la notion de l'éternité.    

 

     8.2- Les privilèges accordés à l'homme

Dieu créa l'homme parfait, moralement et physiquement. Il voulut pour lui ce qui est « très bon » (Genèse 1 : 31) ; non seulement il le créa à son image, mais il lui accorda encore de nombreux autres privilèges :

 

il lui permit d'être en communion avec son Créateur (cf. Genèse 3 : 8-9 ), l'intelligence et la volonté de l'homme étant en harmonie avec celles de Dieu

 

il lui laissa la liberté de se tourner vers lui ou de s'éloigner de lui (cf. Genèse 2 : 16-17 ; Matthieu 23 : 37) ; le Tout-Puissant n'a pas écrasé l'homme par sa majesté

 

il lui donna une âme qui ne peut être anéantie (Matthieu 10 : 28), ainsi qu'un corps destiné à vivre éternellement (résurrection) (cf. Genèse 2 : 17 ; Romains 5 : 12)

 

il le bénit (Genèse 1 : 28a), exprimant ainsi qu'il lui accordait sa faveur et désirait son bonheur

il prit soin de lui et lui accorda un environnement agréable (Genèse 2 : 8-14, 18)

 

il lui donna des responsabilités en lui confiant l'administration de la terre (Genèse 2 : 15).

 

Note

Même après la chute, Dieu a continué de prendre soin des hommes (Genèse 3 : 21 ; Romains 2 : 4 ; Matthieu 5 : 45 ; Actes 14 : 16-17), désirant leur bonheur pour le présent et pour l'éternité (Ézéchiel 33 : 11 ; 2 Pierre 3 : 9). L'âme de tout homme est indestructible et a pour Dieu une extrême valeur (Luc 12 : 7, 24).

Ainsi, les hommes pécheurs jouissent encore de nombreux privilèges accordés par Dieu, et ceux qui se repentent et croient peuvent retrouver la communion avec leur Créateur (1 Corinthiens 1 : 9 ; 1 Jean 1 : 3).

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9- La chute


     9.1- La situation initiale

 

En créant Adam et Eve, Dieu leur donne la liberté de rester attachés à leur Créateur ou de se détourner de lui.

 

Pour qu'ils puissent exercer cette liberté, Dieu place dans le jardin d'Eden l'arbre de la connaissance du bien et du mal (Genèse 2 : 8-9).

 

Dieu leur donne également le capacité de choisir en les avertissant des conséquences de leur choix (Genèse 2 : 17).

 

Jouissant de ces deux qualités, Adam et Eve sont responsables de leur décision.

Le choix d'Adam et Eve ne porte pas seulement sur le fait de manger ou non un fruit, mais avant tout sur celui de rester attachés à Dieu ou de se détourner de lui.

 

     9.2- La tentation

 

Lorsque Satan s'approche d'Eve,

 

il jette le doute sur la parole de Dieu (Genèse 3 : 1)

 

il ment en ce qui concerne les conséquences de la désobéissance ( Genèse 2 : 17 et  Genèse 3 : 3 comparés avec Genèse 3 : 4 ; cf. Jean 8 : 44)

 

il laisse sous-entendre que Dieu les prive de quelque chose de meilleur et qu'ils manquent de connaissance (Genèse 3 : 5). Ainsi Satan jette le discrédit sur Dieu. Il met en doute la bonté de Dieu en prétendant qu'il restreint leur liberté

 

il suscite en eux l'orgueil en leur promettant de devenir comme Dieu (Genèse 3 : 5).

 

     9.3- La chute (péché originel)

 

Adam et Eve

 

se détachent de leur Créateur (cf. Jean 14 : 15 ; 15 : 9-10 ; Deutéronome 6 : 5 ; 11 : 1 ; Matthieu 22 : 37) et leur amour pour lui s'affaiblit; ils ne lui font plus entièrement confiance

 

recherchent d'abord un intérêt personnel (« ouvrir l'intelligence ») et leur propre gloire (« être comme Dieu ») (Genèse 3 : 5-6)

 

ne prennent pas garde aux conséquences de leur acte (cf. Proverbe 14 : 12)

 

cèdent à la tentation (en contraste : cf. Luc 4 : 1-13)

 

désobéissent à la parole de Dieu (Genèse 2 : 17 comparé avec Genèse 3 : 6).

 

Notes

 

Cette leçon démontre la fausseté de certaines accusations portées contre Dieu.

 

On ne peut pas reprocher à Dieu d'avoir donné la liberté de choisir à Adam et Eve, car sans cette liberté ils n'auraient pas eu une position supérieure aux animaux.

 

Dieu n'est pas responsable du mauvais choix d'Adam et Eve puisqu'il les avait dotés des facultés qui leur permettaient de bien choisir.

 

Dieu ne les a pas tentés par la présence de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car il leur avait déjà démontré qu'il leur accordait le meilleur en toutes choses.

 

Dieu n'est pas injuste d'avoir condamné Adam et Eve puisqu'ils avaient une information suffisante sur les conséquences de leur acte avant de le commettre.

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10- Les conséquences de la chute pour l’homme

 

Par la chute, le péché est entré dans le monde (Romains 5 : 12), bouleversant totalement l'ordre dans la création de Dieu. Ses effets se font sentir dans tous les domaines.

 

     10.1- Conséquences sur le plan physique

 

     La souffrance, la maladie et la fatigue (cf. Genèse 3 : 16-19)

     la vie sur une terre dégradée et hostile (Genèse 3 : 18-19 ; Romains 8 : 19-22 ; Exode 23 : 29 ; cf. Ésaïe 11 : 1-10)  

     la mort corporelle (Genèse 3 : 19 ; 5 : 5-31).

 

     10.2- Conséquences sur le plan spirituel    

 

La mort spirituelle (rupture de la relation avec Dieu) (Romains 6 : 23a ; Ésaïe 59 : 2 ; Éphésiens 2 : 1-3 ; cf. Ésaïe 11 : 1-10)

la condamnation, la colère de Dieu (Romains 5 : 18a ; Jean 3 : 36)  

l'esclavage envers Satan (cf. Éphésiens 2 : 2 ; 1 Jean 5 : 19 ; Hébreux 2 : 14-15).

 

     10.3- Conséquences sur le plan moral   

 

     La connaissance du bien, sans pouvoir l'accomplir (Romains 2 : 15 ; cf. Genèse 2 : 17 ; 3 : 6)

     la connaissance du mal, sans pouvoir s'en libérer (Romains 2 : 15)

     la perversion du sens religieux (Romains 1 : 21-23)

     la peur (Genèse 3 : 10 ; Hébreux 2 : 15)

     le refus de porter la responsabilité de ses fautes (Genèse 3 : 11-13).

 

Note  

 

La honte de la nudité qu'éprouvent Adam et Eve ne se manifeste pas entre eux en tant que couple mais vis-à-vis de Dieu et de l'environnement. Il ne faut pas déduire de Genèse 2 : 25 et Genèse 3 : 7-8  que la vue de la nudité entre mari et femme soit honteuse (cf. Cantique des ca. 4 : 1-7 ; 5 : 9-16 ; 7 : 2-10 ; 1 Corinthiens 7 : 2-5 ; Tite 4 : 4). La Bible parle librement du corps humain.

 

     10.4- Conséquences sur les facultés de l'homme 

 

La chute n'a pas détruit l'image de Dieu dans l'homme, mais l'a fortement altérée. L'homme dispose encore des facultés que Dieu lui a données mais, à cause de la chute, il est enclin à en user pour le mal.

 

Il utilise sa créativité pour le mal (cf. Jérémie 10 : 3-5 ; Romains 1 : 23) et non seulement pour le bien (cf. Luc 10 : 30-37)

son intelligence est obscurcie (Romains 1 : 21 ; Éphésiens 4 : 18) et sa connaissance peut être erronée et imparfaite (Colossiens 2 : 8 ; Romains 1 : 22)

sa volonté n'est plus en harmonie avec celle de Dieu (Matthieu 23 : 37 ; Juges 17 : 6) bien qu'il puisse accomplir des actes en accord avec la loi de Dieu (Romains 2 : 14-15)

en utilisant sa capacité d'apprécier et de choisir, l'homme peut opter pour ce qui est selon Dieu ou le refuser (Josué 14 : 15 ; 1 Thessaloniciens 1 : 9 ; Jonas 1 : 2-3 ; 2 Thessaloniciens 1 : 8 ; 2 : 12)

l'homme est capable d'aimer le mal (2 Timothée 3 : 4 ; Matthieu 6 : 24 ; 1 Jean 2 : 15) et il peut même haïr (Psaume 25 : 19)

en pensant à l'éternité, l'homme peut éluder le sujet et nier la réalité de l'au-delà et de l'existence de Dieu (1 Corinthiens 15 : 12 ; Psaume 14 : 1)

l'homme peut mal user de son autorité sur la création (cf. Deutéronome 20 : 19-20).

 

Note 

  

Pourtant Dieu n'a pas abandonné l'homme; au moment où celui-ci est tombé dans le péché, Dieu est intervenu et a fait une promesse (Genèse 3 : 15 ; cf. 1 Timothée 2 : 4 ; 2 Pierre 3 : 9) qui sera accomplie par Jésus-Christ (Romains 5 : 15-21). 

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11- Le péché

 

     11.1-Définition du péché

 

Dieu a établi un ordre (une loi) pour le monde physique (lois naturelles), pour la société (famille, relations humaines, relations entre l'homme et le monde physique), pour l'individu (vie de l'âme et vie corporelle) et pour la relation entre l'homme et Dieu (cf. Deutéronome 4 : 1-2 ; 6 : 1-2). De cette manière, Dieu recherche le bien et le bonheur des hommes (cf. Deutéronome 4 : 40 ; 6 : 24).

 

Le péché est :

 

     la transgression de la loi de Dieu (1 Jean 3 : 4)

     la rébellion contre Dieu (Deutéronome 9 : 7 ; Ésaïe 65 : 2 ; Éphésiens 5 : 6)

     le mépris de Dieu et de son amour (Romains 2 : 4)

     le rejet de Jésus-Christ (Jean 16 : 9 ; 3 : 19).

 

Note 

 

Pour ceux qui disposent de la révélation biblique, l'infraction est la désobéissance à la parole écrite de Dieu; pour ceux qui ne disposent pas de cette révélation, l'infraction est la transgression de la loi écrite dans leur coeur (Romains 2 : 4-15) en plus du rejet de la révélation de Dieu au travers de la création (Romains 1 : 19-21).

 

     11.2- L'origine du péché dans le monde

 

Le péché est entré dans le monde par l'acte de désobéissance d'Adam et Eve au commandement de Dieu ( Genèse 2 : 16-17 ; 3 : 1 ; Romains 5 : 12a).

 

    11.3- L'universalité du péché  

 

Le péché est universel, il atteint tous les hommes et toute la création; par hérédité, tous naissent avec une nature de péché (Romains 3 : 23 ; 5 : 12b ; 8 : 19-21 ; Éphésiens 2 : 3b).

 

La loi de Dieu rend l'homme conscient de l'existence de sa nature de péché (Romains 7 : 7 ; 3 : 20).

 

Tout être humain manifeste sa nature de péché :

 

en n'aimant pas Dieu ou en se comportant comme s'il n'existait pas, c'est-à-dire en transgressant le plus grand commandement (Matthieu 22 : 37-38)

en cédant aux convoitises et aux tentations de la vie quotidienne (Jacques 1 : 15; cf. 1 Jean 2 : 15-16)

en refusant de croire en Jésus-Christ (Jean 16 : 9 ; cf. Jean 5 : 38-40). 

 

     11.4- La nature de péché et les actes de péché

 

Il faut toujours faire la différence entre le péché et les péchés (1 Jean 3 : 5), c'est-à-dire entre

la nature de péché (Romains 6 : 16-17 ; 7 : 20 ; Hébreux 3 : 13 ; Psaume 51 : 7) et

les actes de péché (Colossiens 3 : 5-8 ; Éphésiens 2 : 1 ; Psaume 51 : 11).

 

Les passages de  et  font ressortir les deux aspects.

Tous les hommes sont égaux en ce qui concerne leur nature de péché ; ils ont tous une égale culpabilité devant Dieu : le brigand (Luc 23 : 39-43) et le jeune homme riche (Luc 18 : 18-22) sont pécheurs dans la même mesure en ce qui concerne leur nature.

 

Par contre, le nombre et le caractère des actes de péché diffèrent d'une personne à l'autre.

 

Quels que soient le nombre et le caractère des péchés qu'un individu ait commis, il est perdu car sa nature est corrompue: « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3 : 23). D'ailleurs, même la personne la meilleure aux yeux des hommes a commis de nombreux actes de péché; celle qui estime avoir commis moins de péchés qu'une autre n'est pas justifiée pour autant (cf. l'exemple du pharisien en Luc 18 : 11).

 

     11.5- Les conséquences du péché

 

L'existence du péché entraîne de très lourdes conséquences :

 

     la rupture de la relation avec Dieu La mort spirituelle : Le péché a séparé le premier homme d’avec Dieu et sa relation spirituelle avec Dieu fut interrompue. Il en est de même aujourd’hui, le péché sépare spirituellement d’avec Dieu (Esaïe 59 : 1-2).

La mort physique : La mort physique est un résultat du péché. La mort n’avait pas de pouvoir sur l’homme jusqu’à ce qu’il ait péché. Maintenant tous meurent parce que tous ont péché. La mort est universelle, aussi bien pour celui qui a une bonne morale comme celui qui est immoral, le jeune comme le plus âgé. Les hommes continueront de mourir jusqu’à ce que la mort soit détruite par Dieu (1 Corinthiens 15 : 26, 54-56).

La mort éternelle : « L’âme qui pèche est celle qui mourra » (Ezéchiel 18 : 20). C’est l’éternelle séparation de l’amour de Dieu (Apocalypse 20 : 14-15). Dès que l’âme non réconciliée avec Dieu s’envole du corps, elle est perdue pour l’éternité. Elle continuera d’exister ainsi en dehors du paradis dans le lieu de tourment (l’enfer). La mort éternelle c’est la séparation d’avec Dieu pour toujours. Jésus a dépeint cette souffrance à travers la parabole de l’homme riche et Lazare (Luc 16 : 19-31). (Éphésiens 2 : 1-3 ; Romains 6 : 23a ; Genèse 2 : 17 ; 3 : 8, 19 ; 5 : 5)

     la condamnation sous le jugement de Dieu (Matthieu 25 : 46 ; Jean 3 : 36)

     les souffrances morales et physiques (Genèse 3 : 10, 16-19a ; Romains 8 : 20-23)

     l'obscurcissement de l'intelligence et l'endurcissement moral (Éphésiens 4 : 17-18 ; Romains 1 : 21-22, 25).

 

     11.6- Le remède au péché

 

Dieu a tant aimé les hommes qu'il a donné son Fils. Jésus est venu ici-bas dans le but de s'offrir en sacrifice à la croix, d'y mourir pour permettre le pardon des péchés de tous ceux qui croient en lui (Matthieu 26 : 18 ; Hébreux 9 : 22, 26 ; Luc 24 : 46-47) et de les justifier par sa mort et sa résurrection (Romains 5 : 8-9 ; 19b ; 4 : 25).

 

Ce n'est qu'en s'appropriant par la foi l'oeuvre de Christ que l'homme est justifié par la grâce de Dieu (Romains 3 : 24 ; 5 : 1-2) et qu'il peut entrer dans le royaume de la lumière (Colossiens 1 : 12-14).

 

Par l'oeuvre de Christ, la position de l'homme devant Dieu est réglée tant en ce qui concerne le péché (Romains 8 : 1, 3 ; 2 Corinthiens 5:21) que les péchés (Ésaïe 53 : 5-6 ; 1 Jean 1 : 7, 9 ; Jean 2 : 1-2).

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12- Les éléments du salut

 

Il est possible de distinguer divers éléments dans l'expérience du salut. Certains sont indissociables et simultanés, ils dépendent les uns des autres et on ne peut les séparer sans rompre l'équilibre de la vérité.

 

     12.1- Conviction de péché

 

Prise de conscience personnelle du péché et certitude d'être coupable devant Dieu. (Jean16 : 8 ; Luc 5 : 8 ; 18 : 13 ; 1 Timothée 1 : 13, 15). 

 

     12.2- Repentance

 

Changement de conception et de disposition intérieure à l'égard du péché et de Dieu avec le regret profond de l'avoir offensé.

(grec: metanoia = changement de disposition) (2 Corinthiens 7 : 10 ; Romains 2 : 4 ; Actes 26 : 20 ; 17 : 30 ; cf. Luc 15 : 18-19). 

 

     12.3- Confession

 

Acte par lequel l'homme reconnaît son péché et exprime à Dieu ses sentiments intérieurs (tristesse, regrets).

(grec: homologéô = reconnaître, dire la même chose (que Dieu dit) (1 Jean 1 : 9 ; Luc 5 : 8 ; cf. Psaume 32 : 5 ; Luc 15 : 21). 

 

     12.4- Foi

 

Confiance totale en Dieu, le Créateur, ainsi qu'en Jésus-Christ, Fils de Dieu, unique Sauveur, mort et ressuscité corporellement pour expier les péchés. (1 Corinthiens 1 : 15 : 14 ; Éphésiens 2 : 8 ; Romains 10 : 17 ; Actes 20 : 21). 

 

     12.5- Conversion

 

Acte volontaire de l'homme qui se détourne du mal pour se tourner vers Dieu. Cet acte provoque un changement visible d'affections, d'ambitions, de langage et de comportement, avec le désir de plaire à Dieu.

(grec: epistréphô = se tourner, se retourner, se détourner, faire demi-tour ; ce terme apparaît aussi en ) (Apocalypse 1 : 12 ; Actes 3 : 19 ; Matthieu 18 : 3 ;1 Thessaloniciens 1 : 9 ; cf. Colossiens 3 : 2). 

 

( « ...mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu... » (Galates 2 : 20).

 

Paul explique qu’il est devenu un homme nouveau, que tout être humain qui dirige sa vie sans la grâce du Christ Jésus n’est que défaite, malheur et esclavage du péché.

C’est uniquement par la foi que les croyants s’approprient cette vérité et qu’ils laissent cette vie se manifester en eux. Nous pouvons dire que la conversion dans la vie des croyants apporte : de coupable aux yeux de Dieu, ils sont totalement délivrés de la condamnation, ils ont la victoire sur le péché et ils ont retrouvé la communion avec Dieu par le sacrifice expiatoire de Christ « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ. » (Romains 8 : 1)

D’étranger à la vie de Dieu, ils deviennent des enfants de Dieu. Une des tâches du Saint-Esprit est de susciter dans le cœur des croyants un sentiment profond d’amour qui les conduit à connaître

Dieu comme leur Père. « Vous avez reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! » (Romains 8 : 15). Leur nature a été métamorphosée, nés avec le péché « Nous étions par nature des enfants de colère. » (Éphésiens 2 : 3), de l’esclavage de leur nature pécheresse qui les destinait à la colère de Dieu. Ils sont devenus « participants de la nature de Dieu » (2 Pierre 1 : 4), Les vrais croyants sont « nés de Dieu » ainsi ils ne peuvent pas vivre dans le péché parce que la semence de Dieu demeure en eux (1 Jean 3 : 9). Ils participent à la nature de Dieu en possédant la vie éternelle. Cette puissance qui a oeuvré est la manifestation et la force du Saint-Esprit dans dans la vie des croyants. Elle donne toute son énergie à tous les aspects de la vie chrétienne.

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5 : 17). Les croyants sont transformés à l’image de Dieu en menant une vie sainte avec une connaissance renouvelée. - René Barrois )

 

     12.6- Pardon

 

Acte de grâce par lequel Dieu enlève les péchés.

(grec: aphiémi = faire partir, renvoyer, éloigner; pardonner) (Actes 10 : 43 ; 26 : 18 ; 1 Jean 1 : 9 ; 2 : 12 ; cf. Psaume 32 : 1-2a). 

 

« De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. » (Colossiens 3: 13) « Vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » (Éphésiens 4 : 32).

 

Comme Dieu nous a pardonné nos péchés, nous sommes appelés à pardonner. Pardonner c’est naître de nouveau, être réconcilié et apaisé.

Se pardonner à soi-même : Le sentiment de culpabilité, c’est quelque chose de terrible. Satan prend un malin plaisir à nous rappeler telle ou telle chose. Nous devons croire que nos péchés n’ont pas seulement été annulés, mais ils ont été entièrement effacés et que nous sommes en communion avec Dieu par l’union avec Jésus-Christ (Romains 8 : 1). Il faut impérativement prendre cette victoire et ne plus laisser aucune trace du passé, car le pardon de Dieu est infini. Jésus veut que chaque jour soit un renouveau dans notre vie.

Pardonner aux autres : Nous avons été pardonnés par la mort et la résurrection de Christ. Aujourd’hui notre mission est de pardonner aux autres tout en transmettant ce message à tous les hommes (Jean 20 : 21-23) ; 2 Corinthiens 5 : 18-20). La réconciliation est une puissance qui libère, qui transforme, elle est une source de vie par l’action du Saint-Esprit – dans notre foi – nos prières – nos relations avec les autres. Nous connaissons cet adage : « Je pardonne et je n’oublie pas. » Nous avons le devoir - de pardonner et d’oublier – de pardonner immédiatement – continuellement et définitivement.

 

Le pardon est illimité « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : « Seigneur combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? » Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois. » (Matthieu 18 : 21-22) Ce qui entrave pour obéir à ce commandement du Seigneur, c’est notre ego. Nous devons saisir la puissance du nom de Jésus pour crucifier le « moi » et laisser toute la place à Christ, à sa Parole ainsi nous aurons une vie spirituelle abondante et notre cœur sera rempli de joie.

Le pardon c’est la porte à l’exaucement des prières. La repentance est essentielle dans la vie du chrétien s’il veut bénéficier de la bénédiction ; Seigneur, « Que ma volonté devienne la servante de la tienne ; fais ton trône dans mon cœur ; il t’appartient bon Sauveur. » - René Barrois

(3) « Le pardon » Samuel et Dorothée Hatzakortzian )

 

 

     12.7- Justification

 

Acte juridique par lequel Dieu, le divin Juge, déclare juste (acquitté) le pécheur, justice ayant été faite sur un Substitut innocent qui a déjà subi la condamnation, Jésus-Christ, dont la justice parfaite est mise au compte de celui qui croit.

(Romains 3 : 23-26 ; 4 : 25-5:1 ; 2 Corinthiens 5 : 21). 

 

     12.8- Nouvelle naissance ou régénération 

 

Selon Jean 3 : 7

 

Acte créateur de Dieu faisant du croyant un homme nouveau. (grec: ânothen = de nouveau, d'en-haut) ; 

Don de la vie éternelle par une résurrection spirituelle; cette vie est un don qui découle de la relation avec Dieu en Jésus-Christ. Cette vie est une participation à la vie de Dieu (la

mort est la séparation d'avec Dieu). (Éphésiens 2 : 4-6 ; Romains 6 : 23 ; Jean 5 : 24 ; 17 : 3 ; Colossiens 2 : 13 ; Jean 3 : 3). 

 

     12.9- Réception de l'Esprit 

 

Selon Jean 14 : 16-17

 

Au moment de la conversion, Dieu donne au croyant le Saint-Esprit

 

     pour lui communiquer sa vie (Jean 7 : 37-39)

     pour l'introduire dans une relation filiale avec lui (Romains 8 : 14-17)

     pour l'incorporer à l'Eglise (Jean 7 : 37-39)

     pour lui permettre de mener une vie nouvelle (Galates 5 : 16-25)

 

comme sceau qui atteste son appartenance définitive à Dieu et l'authenticité de son salut (Éphésiens 1 : 13).

 

( « Si donc méchant comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le demandent. » (Luc 11 : 13 ; Actes 2 : 4).

« Avez-vous reçu le Saint-Esprit quand vous avez cru ? » (Actes 19 : 12).

Le baptême du Saint-Esprit est pour les hommes et les femmes qui ont cru et ont accepté de passer par Gethsémané, par Golgotha. C’est pour tous ceux qui ont le cœur, les pensées, les raisonnements purifiés par la foi et par le sang précieux de Jésus.

L’effusion du Saint-Esprit est la volonté de Dieu : « Jusqu’à ce que l’Esprit soit répandu d’en-haut sur nous. » (Ésaïe 32 : 15) Pour le recevoir, vous devez croire simplement dans la promesse de Dieu. Il faut que Jésus-Christ tienne la première place dans votre cœur, lui abandonnant votre volonté, vos projets, vos désirs. Le Seigneur ne doit jamais tenir la seconde place dans votre vie. Vous devez vous détourner du mal, du péché et de la vie du monde, avoir une vie d’obéissance à la Parole de Dieu.

Quand le cœur est prêt, la bénédiction vient, comme lors du réveil, au temps d’Ézéchias : « Ézéchias et tout le peuple se réjouirent de ce que Dieu avait disposé le peuple car la chose se fit subitement. » (2 Chroniques 29 : 36) Comme une terre altérée, votre cœur doit soupirer après l’eau de ciel.

Si vous n’avez pas encore reçu la plénitude dans le Saint-Esprit, préparez-vous à le recevoir, comme si vous receviez un ami qui vous est cher.

Le général Booth a écrit : « Pour recevoir le baptême de feu, veillez à ce que votre âme soit en harmonie avec la volonté et le dessein du Saint-Esprit que vous recherchez. Veillez à ce que le canal de communication par le quel on reçoit le Saint-Esprit soit ouvert. »

a) Il faut croire avec force

La foi est l’élément indispensable l’accomplissement des choses que Dieu vous promet « Qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là... » (Jacques 1 : 6-8).

Vous devez savoir que le baptême du Saint-Esprit est une promesse de Dieu, selon Jésus : « La promesse du Père, ce que le Père a promis est pour tous ceux qu’il appelle.» (Actes 2 : 39). Aussi vous pouvez croire que le baptême du saint-Esprit est pour chacun de vous !

b) Il faut le désirer ardemment

« Jésus s’écrie : Si quelqu’un a soif qu’il vienne à moi et qu’il boive. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. » (Jean 7 : 37-39) .

En 1 Corinthiens 14 : 1 la version Darby précise : « Désirez avec ardeur...les dons spirituels. » Nous devons prendre conscience de l’importance du baptême du Saint-Esprit pour une vie chrétienne riche et bien remplie « Soyez remplis du Saint-Esprit » (Éphésiens 5 : 18)

c) Il faut le demander

Jésus enseigne à prier pour recevoir le Saint-Esprit : « Combien plus forte raison le Père céleste donnera le Saint-Esprit à ceux qui le demandent. » (Luc 11 : 13).

Les apôtres prièrent pour les disciples de Samarie qui avaient été baptisés d’eau, afin qu’ils reçoivent le Saint-Esprit (Actes 8 : 15). Demandez et vous recevrez... Priez pour être baptisés du Saint-Esprit.

          Priez, seul ou avec d’autres, mais de toute manière PRIEZ !

d) Il faut sonder votre propre coeur

Le canal peut être bouché à cause du péché – de compromis avec le monde – quelque chose que vous ne voulez pas abandonner... Il faut que la communication entre Dieu et le croyant soit libre par la méditation de la Parole du Seigneur, pour cela vous devez être en mesure d tenir en bon état votre corps, qui est le temple du Saint-Esprit. Tout Chrétien peut discipliner son corps au service de Dieu. Votre ami le Saint-Esprit, désire entrer dans votre vie pour y demeurer et vous remplir de s toute-puissance. - René Barrois )

 

     12.10- Certitude du salut

 

Le croyant a la certitude qu'il a reçu le salut,

 

     parce qu'il reçoit le témoignage intérieur du Saint-Esprit (Romains 8 : 15-16)

     parce que la Bible l'atteste (Jean 3 : 16 ; 5 : 24 ; 1 Jean 5 : 11-13) 

     parce que l'oeuvre accomplie par Jésus-Christ est parfaite et pleinement suffisante (Jean 19 : 30 ; Hébreux 9 : 12-14 ; 10 : 14) .

 

Le salut accordé par Dieu est total et définitif (Jean 10 : 28 ; Romains 8 : 1).

 

Note 

 

On donne parfois à certaines de ces expressions un sens plus étendu que celui qui est indiqué ci-dessus ; mais dans ce cas, il recouvre d'autres termes (éléments) que ceux mentionnés ici.