1- L'assurance du salut

 
1-1 Qu’est-ce que le péché ?
1-2 La conversion
1-3 La croix...
1-4) Le sang de Christ
1-5) La sanctification
1-6) Le pardon 
 
 

1-1 Qu’est-ce que le péché ? (1)

 

« Il n’y a point de juste pas même un seul...Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3 : 10, 23).

 

Les hommes ont leur propre définition qui varient selon les personnes. Mais le plus important, c’est de savoir ce que Dieu en pense. Ce qu’il en pense est infiniment plus important que ce que l’homme en pense.

 

L’homme l’appelle un accident

Dieu l’appelle une abomination

 

L’homme l’appelle un défaut

Dieu l’appelle une maladie

 

L’homme l’appelle une erreur

Dieu l’appelle un ennemi, une folie

 

L’homme l’appelle une liberté

Dieu l’appelle une rébellion

 

L’homme l’appelle une bagatelle

Dieu l’appelle une tragédie

 

L’homme l’appelle une faiblesse

Dieu l’appelle un entêtement.

 

Le péché signifie littéralement « manquer le but » que Dieu a voulu pour notre vie, c’est « une perversion » de la nature humaine.

Il est impossible de nier l’existence du péché, quand le monde entier est en conflit permanent entre le bien et le mal.

 

Voici ce que Dieu déclare dans sa Parole :

 

Le péché est universel (1 Jean 1 : 8 ; Romains 3 : 23)

C’est une maladie qui touche tous les hommes, sans exception. C’est la conditionuniverselle de tout être humain qui refuse de mettre sa vie en règle avec Dieu.

 

Le péché est une rébellion contre Dieu (1 Jean3 : 4). C’est la transgression de la loi. Satan aveugle l’intelligence des incroyants afin de les empêcher de discerner la vérité de Dieu (Éphésiens 2 : 2).

Le péché est foncièrement lié à l’orgueil (Proverbe 16 : 18). C’est le plus grand des péchés, parce qu’il détourne des multitudes de se convertir à Jésus-Christ.

Le péché est le fruit d’un mensonge (Genèse 3 : 1). La racine de tout péché est donc de douter de la Parole de Dieu. Satan en utilisant cette ruse a fini par traiter Dieu de menteur pour séduire Adam et Eve.

Le péché a corrompu l’âme humaine (Genèse 6 : 12 ; Psaume 14 : 1). Ceux qui rejettent Dieu ont perverti leur intelligence et leurs affections.

Le péché a créé une séparation entre Dieu et l’homme (Esaïe 59 : 2). Le péché nous sépare de Dieu. Si le pécheur meurt sans avoir réglé le problème de son péché, il sera éternellement séparé de Dieu (Apocalypse 20 : 15).

Le péché c’est suivre sa propre voie, conformément à sa propre volonté sans chercher celle de Dieu (Esaïe 53 : 6). Le péché est très dangereux pour nous.

«...Jeûner pour moi, sans manger, ni boire pendant trois jours... » (Esther 4 : 16) ; Paul «resta trois jours sans voir, et ne mangea ni bu. » (Actes 9 : 9)

Le péché pervertit les pensées de l’homme, il est une puissance de séduction (Esaïe 64 : 5 ; Genèse 3 : 13). Il est à l’opposé de l’équité et travaille à la destruction de son âme par des pensées dissolues qui mènent à des actions de frivolités. La séduction est la plus grande des ruses du péché, elle égare le pécheur du droit chemin.

Le péché rend incrédule et égocentrique (1 Jean 5 : 10 ; 2 Timothée 3 : 1-5). L’incrédule offense Dieu car il considère sa Parole divine comme un mensonge ou une erreur. Quand les hommes ne craignent pas Dieu, ils n’ont aucun respect ni d’estime les uns envers les autres. Tant que l’homme ne se réconcilie pas avec Dieu, il sera toujours insatisfait et malheureux.

Le salaire du péché c’est la mort (Romains 6 : 23).

La mort spirituelle : Le péché a séparé le premier homme d’avec Dieu et sa relation spirituelle avec Dieu fut interrompue. Il en est de même aujourd’hui, le péché sépare spirituellement d’avec Dieu (Esaïe 59 : 1-2).

La mort physique : La mort physique est un résultat du péché. La mort n’avait pas de pouvoir sur l’homme jusqu’à ce qu’il ait péché. Maintenant tous meurent parce que tous ont péché. La mort est universelle, aussi bien pour celui qui a une bonne morale comme celui qui est immoral, le jeune comme le plus âgé. Les hommes continueront de mourir jusqu’à ce que la mort soit détruite par Dieu (1 Corinthiens 15 : 26, 54-56).

La mort éternelle : « L’âme qui pèche est celle qui mourra » (Ezéchiel 18 : 20). C’est l’éternelle séparation de l’amour de Dieu (Apocalypse 20 : 14-15). Dès que l’âme non réconciliée avec Dieu s’envole du corps, elle est perdue pour l’éternité. Elle continuera d’exister ainsi en dehors du paradis dans le lieu de tourment (l’enfer). La mort éternelle c’est la séparation d’avec Dieu pour toujours. Jésus a dépeint cette souffrance à travers la parabole de l’homme riche et Lazare (Luc 16 : 19-31).

 

Le remède contre le péché (2 Corinthiens (5 : 21). L’homme qui n’accepte pas le remède de Dieu court à sa ruine. Il se bat quelquefois pour construire son propre salut par des moyens humains.

Il lutte pour sa propre justice alors qu’il a besoin d’être revêtu de la justice de Dieu (2 Corinthiens (5 : 21 ; Esaïe 64 : 5)

Il lutte pour se réformer alors qu’il a besoin d’être régénéré (Tite 3 : 5)

Il lutte pour tourner une nouvelle page de sa vie alors qu’il a besoin d’une nouvelle vie (Jean 10 : 10)

Il lutte pour être justifié par la loi alors qu’il a besoin d’être justifié par la foi en Jésus-Christ (Galates 2 : 16).

Il lutte pour purifier sa vieille nature pécheresse, alors qu’il a besoin d’être transformé en un homme nouveau en Christ (Éphésiens 4 : 20-24)

Il lutte pour être sauvé par des bonnes œuvres alors qu’il a besoin du salut par la grâce de dieu (Éphésiens 2 : 8-9)

 

L’unique remède au péché c’est le sang de Christ

Le seul moyen de recevoir ce remède c’est la confiance complète en Jésus comme Seigneur et Sauveur personnel. Seul le sang innocent de Jésus peut ôter la souillure et la culpabilité des péchés (Jean 20 : 30-31).

Acceptez sans tarder la puissante et glorieuse libération qu’il y a « par le sang précieux de Christ » (1 Pierre 1 : 19). - René Barrois

(1) « Le triomphe de la croix » Samuel et Dorothée Hatzakortzian

 

 

1-2 La conversion

 

« ...mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu... » (Galates 2 : 20).

 

Paul explique qu’il est devenu un homme nouveau, que tout être humain qui dirige sa vie sans la grâce du Christ Jésus n’est que défaite, malheur et esclavage du péché.

C’est uniquement par la foi que les croyants s’approprient cette vérité et qu’ils laissent cette vie se manifester en eux. Nous pouvons dire que la conversion dans la vie des croyants apporte : de coupable aux yeux de Dieu, ils sont totalement délivrés de la condamnation, ils ont la victoire sur le péché et ils ont retrouvé la communion avec Dieu par le sacrifice expiatoire de Christ « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ. » (Romains 8 : 1)

D’étranger à la vie de Dieu, ils deviennent des enfants de Dieu. Une des tâches du Saint-Esprit est de susciter dans le cœur des croyants un sentiment profond d’amour qui les conduit à connaître

Dieu comme leur Père. « Vous avez reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! » (Romains 8 : 15). Leur nature a été métamorphosée, nés avec le péché « Nous étions par nature des enfants de colère. » (Éphésiens 2 : 3), de l’esclavage de leur nature pécheresse qui les destinait à la colère de Dieu. Ils sont devenus « participants de la nature de Dieu » (2 Pierre 1 : 4), Les vrais croyants sont « nés de Dieu » ainsi ils ne peuvent pas vivre dans le péché parce que la semence de Dieu demeure en eux (1 Jean 3 : 9). Ils participent à la nature de Dieu en possédant la vie éternelle. Cette puissance qui a oeuvré est la manifestation et la force du Saint-Esprit dans dans la vie des croyants. Elle donne toute son énergie à tous les aspects de la vie chrétienne.

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5 : 17). Les croyants sont transformés à l’image de Dieu en menant une vie sainte avec une connaissance renouvelée. - René Barrois

 

 

1-3 La croix...

 

« Bien qu’il fût Fils, il a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert. » (Hébreux 5 : 8)

« Il convenait pour Dieu, de qui tout procède et par lui tout subsiste, que, amenant de nombreux fils à la gloire, il rende accompli le chef de leur salut par des souffrances. » (Hébreux 2 : 10)

 

1-3 a) la croix...apprendre l’obéissance et être rendu accompli

 

La divinité de Fils éternel de Jésus, va-t-elle lui permettre d’échapper aux limitations et aux contraintes de la condition humaine ? Pas du tout ! Jésus se place au niveau des plus humbles et il endure les conditions de vie la plus difficile.

Christ a appris par expérience la souffrance et le prix à payer qui résultent souvent d’une obéissance fidèle à Dieu au milieu d’un monde totalement corrompu. « Il s’est abaissé lui-même étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix » (Philippiens 2 : 8)

Cette obéissance se montre en particulier dans les heures précédant la croix quand, à Gethsémané, il est parfaitement soumis à son Père. Il connaît toutes les

souffrances qu’il va endurer et il accepte de subir la colère divine en portant nos péchés. Il

7

 

est devenu le Sauveur parfait et un souverain sacrificateur à cause de son obéissance et de la mort qu’il a enduré pour que nous héritions la vie éternelle. Tout a été accompli « Quand Jésus eu pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Et ayant baissé la tête, il rendit son esprit. » (Jean 19 : 30)

 

1-3 b) la croix...pour ôter la colère de Dieu

 

« Dieu prouve son amour envers nous, en ce que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère » (Romains 5 : 8-9) Personne n’a pu, ni voulu faire de Dieu le centre de sa vie, de sa volonté, de ses aspirations. Le constat divin est sans appel : « Tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu. » (Romains 3 : 23).

 

C’est un outrage à l’autorité du Dieu souverain, une trahison envers le Créateur, envers celui qui est infiniment digne de respect ; à qui on doit obéissance. Rebelle, l’homme mérite la mort : « Le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 : 23). La « mort » signifie une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur. Il s’agit de la réalité terrifiante d’un châtiment permanent, d’un lieu où le « feu ne s’éteint point » (Marc 9 : 44).

L’horreur que Dieu éprouve à l’égard du mal, sa colère est révélée maintenant, comme avertissement aux hommes pour qu’ils acceptent Jésus comme Sauveur.

Aujourd’hui, tous ceux qui croient en la vertu du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ peuvent alors dire : « En ceci est l’amour : non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. » (1 Jean 4 : 10). Dieu a prouvé son amour pour les pécheurs en donnant son propre Fils pour eux.

 

1-3 c) la croix...pour plaire au Père

 

« Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande à Dieu en parfum de bonne odeur. » (Éphésiens 5 : 2).

 

C’est par amour pour son Père que Jésus-Christ est conduit à se présenter comme Serviteur pour accomplir le conseil divin.

Le prophète Esaïe décrit le souffrances du Christ, ce qu’il a enduré de la part de ceux qui auraient dû le recevoir « J’ai donné mon dos à ceux qui frappaient, et mes joues à ceux qui arrachaient le poil ; je n’ai pas caché ma face à l’opprobre. » (Esaïe 50 : 6) Lui, le Juste a pris remplacer les pécheurs « Lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités... L’Eternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous... Mais il a plut à l’Eternel de le meurtrir ; l’a soumis à la souffrance. » (Esaïe 53 : 4-6, 10).

 

Le salut du monde a été l’occasion de faire éclater non pas seulement l’amour du Père et du Fils pour l’humanité pécheresse, mais aussi l’amour obéissant du Fils pour le Père.

 

1-3 d) la croix...et la résurrection

 

« Or le Dieu de paix qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis,

8

 

dans la puissance du sang de l’alliance éternelle... » (Hébreux 13 : 20-21).

 

La nouvelle alliance est éternelle, car le sang de Jésus a une valeur éternelle. Elle ouvre l’accès à la résurrection pour ceux qui s’y engagent. Jésus-Christ est le vainqueur de la mort. A la suite, tous les croyant, « ceux qui sont en Christ » ressusciteront le moment venu (1 Corinthiens 15 : 23).

Lorsque le sang a coulé du côté de Jésus, déjà mort, il avait expié tous nos péchés et proclamé : « C’est accompli » L’accomplissement parfait de la volonté de Dieu, c’est ce qui donne à ce sang versé sa puissance de salut et de résurrection.

Le désir de Dieu est que nous soyons pour sa gloire dans le temps présent, comme nous le serons dans l’éternité.

 

1-3 e) la croix...pour montrer la grandeur de l’amour de Dieu

 

« A peine pour un juste quelqu’un mourra-t-il, (car pour l’homme de bien peut-être quelqu’un consentirai même à mourir ; mais Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5 : 7-8).

 

L’amour de Dieu pour les hommes se révèle à la croix en livrant en sacrifice Jésus-Christ qui a si parfaitement honoré son Père. Il a subi les crachats, les coups, les moqueries, les provocations de ceux dont il s’était approché et qu’il avait bénis. Seul, Jésus prend sur lui tous nos péchés. Il les confesse comme étant les siens, il en subit le jugement de Dieu et entre dans la mort. Quel amour merveilleux Dieu a mis en évidence pour nous. A lui gloire, louange et l’honneur éternellement !

 

1-3 f) la croix... ; qui montre l’amour de Christ

 

« Christ nous a aimé et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur. » (Éphésiens 5 : 2).

 

Pour tous ceux qui croient, la mort de Christ est la preuve de son amour pour eux. Il a manifesté une riche abnégation envers les pécheurs, il n’y a pas de plus grand amour que de donné sa vie (Jean 15 : 13), c’est l’expression suprême de l’amour de Christ.

Chaque croyant doit mesurer personnellement l’amour de Christ, quand il a réalisé son incapacité à être juste devant Dieu et qu’il saisit par la foi que Jésus s’est livré pour le sauver de son état de perdition. Nous devons réaliser l’amour inaltérable de Jésus pour l’ensemble des rachetés. Vivons dans la conscience renouvelée de l’amour de notre Seigneur et Sauveur !

 

1-3 g) la croix...pour nous libérer de la Loi et de Satan

 

« Vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui ; il nous a pardonné toutes nos fautes, il a effacé l’obligation écrite contre nous, qui consistait en ordonnances et nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix : ayant dépouillé les pouvoirs et les autorités, il les a donnés en spectacle, triomphant à la croix. » (Colossiens 2 : 13-15).

« Il a effacé l’obligation écrite contre nous ». Cela se réfère à la loi de Moïse, c’est-à-dire aux commandements qui enseignaient au peuple à vivre selon la droiture mais qui ne pouvaient pas donner la vie « Maudit qui n’accomplit pas les paroles de cette loi, en les pratiquant ! » (Deutéronome 27 : 26) L’ancienne alliance comme moyen de salut a été cloué sur la croix. Les croyants ne sont plus soumis à la loi mosaïque : ils sont morts à la Loi.

Ne nous remettons pas sous d’autres lois ou règles humaines que nous forgerions nous-mêmes dans le but pour plaire davantage à Dieu. L’apôtre Paul le recommande dans le chapitre 2 de sa lettre aux Colossiens. « Ayant dépouillé les pouvoir et les autorités, il les a donnés en spectacle, triomphant d’eux à la croix. » A l’esclavage de la Loi, s’ajoutait celui de Satan et des puissances maléfiques. A la croix, Christ a triomphé de toutes les puissances démoniaques du monde.

Ils les dépouillées de l’emprise qu’elles sur les hommes et les femmes qu’elles tenaient en captivité. Pour nous encourager, nourrissons-nous de la Parole de Dieu « Si Dieu est pour nous qui sera contre nous ? » (Romains 8 : 31) ; « Vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus parce que celui qui vit en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. » (1 Jean 4 : 4).

Bénissons le Seigneur Jésus-Christ de nous avoir procuré par sa victoire sur la croix, une délivrance si complète sur tout ce qui pourrait nous enchaîner et d’avoir désarmé Satan de tout pouvoir sur nous !

 

1-3 h) la croix...pour payer la rançon

 

« Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre. » (Marc 10 : 45).

 

Le terme « rançon » sous-entend le prix payé pour obtenir la liberté des autres. Dans l’expiation rédemptrice de Christ, sa mort est le prix payé pour la libération des hommes et des femmes qui étaient sous la domination du péché.

Le don de la vie de Jésus constitue un acte unique et inimitable dans son aspect de sacrifice expiatoire pour effacer le péché et annuler la culpabilité afin de nous racheté de la mort spirituelle (Romains 3 : 25).

Si le Maître a agi de la sorte; à combien plus raison nous devons nous mettre au service les uns des autres !

 

1-3 i) la croix...pour nous revêtir de la justice de Christ

 

« Celui qui n’a pas connu le péché, il a été fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui. » (2 Corinthiens ; Romains (1 : 19).

 

Ici la justice ne se réfère pas à la justice légale, mais à l’expérience de la justice des enfants de Dieu en tant que nouvelle création, c’est-à-dire à leur caractère et à leur moralité fondée sur leur foi en Jésus. Ils sont dirigés par « l’amour de Christ », devenu une nouvelle créature (2 Corinthiens 5 : 17). la justice de Dieu est manifestée et expérimentée par les croyants dans ce monde en demeurant en Christ.

Maintenant les croyants peuvent déclarer qu’ils sont en Christ, « n’ayant pas ma justice qui vient de la Loi, mais celle qui est par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu, moyennant la foi. » (Philippiens 3 : 9).

Il ne reste plus rien devant Dieu qui puisse constituer une barrière pour le pardon de ceux qui viennent à lui. La croix est à la fois la base de notre pardon et celle de notre justification.

Dieu ne pouvait pas nous sauver autrement !

Les cinq vérités de la croix : (1)

La croix révèle la culpabilité de l’homme et la méchanceté de son cœur.

La croix révèle l’horreur absolue de Dieu à l’égard du péché.

La croix révèle que seul le sang de Jésus a le pouvoir de nous purifier de nos péchés.

La croix révèle l’amour extraordinaire de Dieu envers sa créature rebelle et perdue.

L’amour irrésistible de la croix nous bouleverse et nous transforme complètement. - René Barrois

(1) « Le triomphe de la croix » Samuel et Dorothée Hatzakortzian

 

 

1-4) Le sang de Christ

 

« Sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez hérité de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans taches. » (1 Pierre 1 : 18-19).

En effet, le sang de Jésus est précieux :

Il purifie : Cette purification constante nous permet d’être en communion intime avec Dieu « et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. » (1 Jean 1 : 7).

Il efface : La mort de Christ est expiatoire pour le pécheur. Elle a pour but d’effacer le péché et d’éliminer la culpabilité « Celui qui nous aime, qui nous a lavés de nos péchés par son sang. » (Apocalypse 1 : 5).

Il justifie : Quand nous sommes rendus justes par la foi en Christ, nous sommes crucifiés avec Christ, et Christ vient vivre en nous, c’est l’oeuvre rédemptrice de Jésus en nous « maintenant nous sommes justifiés par son sang. » (Romains 5 : 9).

II rachète : Sur la croix Jésus a versé son sang innocent afin d’ôter nos péchés et de nous réconcilier avec Dieu « En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés selon la richesse de sa grâce. » (Éphésiens 1 : 7).

Il donne la victoire : Par son sang versé, Christ a combattu et vaincu la puissance du péché et de Satan. C’est la victoire sur les ennemis spirituels de Dieu et de l’humanité « Il a dépouillé les dominations et les autorités ; et les a livrés publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix. » (Colossiens 2 : 15).

Il établit la paix avec Dieu : En allant à la croix, Jésus a été le don de la paix. A travers sa mort et sa résurrection la paix avec Dieu a été rendu possible « Il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui par le sang de la croix. » (Colossiens 1 : 20).

Il apporte la sanctification : Les enfants de Dieu sont sanctifiés par le sang de Christ dans sa mort et sa résurrection. « C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son sang, a souffert hors de la porte. » (Hébreux 13 : 12). C’est-à-dire séparés de la vieille vie de péché.

Le sang de Christ est précieux. Il est valable pour tous les hommes car il nous lave de nos péchés, il nous ouvre la porte du ciel et de la grâce. En réalité, il ne l’ait que pour ceux qui par la foi, reçoivent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

Seul le sang de Jésus peut ôter la souillure et la culpabilité de nos péchés ! Le salut n’est pas une récompense pour les personnes méritantes, mais un don pour les pécheurs qui se repentent. (1) - René Barrois

(1) « Le triomphe de la croix » Samuel et Dorothée Hatzakortzian

 

 

1-5) La sanctification (2)

 

C’est un sujet pas toujours bien compris, dont nous ne mesurons pas suffisamment l’importance. Pourtant les textes des Ecritures sont très parlants. Elle est citée parmi les choses que nous devons rechercher en priorité, car elle est indispensable pour se tenir devant le Seigneur. « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. » (Hébreux 12 : 14).

Qu’est-ce-que la sanctification ?

Le mystère de la sanctification, c’est que toutes les perfections de Jésus-Christ nous sont communiquées, dès que nous saisissons par la foi cette promesse. Les enfants de Dieu doivent être consacrés, séparés du péché et mener une vie mise à part pour Dieu, qui doit être conduite par le Saint-Esprit pour honorer et glorifier Dieu. c’est s’approcher de la sainteté, dans l’obéissance à Dieu dans tous ses commandements. C’est une marche fidèle sur le chemin étroit, avec la présence constante de Jésus-Christ et du Saint-Esprit. C’est le processus d’une progression dans la vie nouvelle obtenue à la conversion, c’est aussi la métamorphose de jour en jour à l’image du Seigneur Jésus et d’être rendu semblable à lui « Purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » (2 Corinthiens 7 : 1). Ces termes ne veulent pas dire une perfection complète, mais une justice morale sans tache « pour vous présentez saints, irréprochables et irrépréhensibles devant lui, si du moins vous demeure dans la foi » (Colossiens 1 : 22-23)

Ne pas confondre sanctification avec perfection ou conversion.

La perfection : La sanctification n’est pas la perfection, puisque nul n’est parfait, excepté Jésus-Christ ; mais elle exprime une soif profonde de perfection qui se réalisera pleinement uniquement lorsque nous serons auprès du Seigneur.

La conversion : La sanctification concerne les enfants de Dieu, tandis que la conversion s’adresse aux incroyants. La sanctification vise le caractère et la conduite des chrétiens, alors que la conversion traite le problème du péché chez les incroyants. La sanctification n’est pas l’abandon du péché, mais la transformation des croyants à l’image du Christ leur Sauveur. Il faut préciser qu’il arrive qu’il arrive à tous les chrétiens de pécher, ce qui doit être un « accident » et non une « habitude » comme auparavant. Lorsqu’un chrétien a péché, il peut être pardonné en confessant et en abandonnant son péché « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de tout iniquité. » (1 Jean 1 : 9). Il est important de reconnaître nos péchés, c’est la purification qui ôte la culpabilité afin de vivre dans la sainteté et la réconciliation avec Dieu.

 

Marcher dans la sanctification

 

Les disciples de Jésus-Christ achèvent leur sanctification par :

 

La foi « Pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, pour qu’il reçoivent par la foi le pardon des péché... » (Actes 26 : 18).

Le sang de Christ « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. » (1 Jean 1 : 9).

 

L’action régénératrice du Saint-Esprit 

La sanctification du chrétien n’est pas automatique ; elle s’accomplit avec la coopération de Dieu si nous sommes prêts à nous dépouiller de tout. C’est alors que le Seigneur nous sanctifiera entièrement « Car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. » (Philippiens 2 : 12-13) La sanctification n’est autre que la sainteté de Jésus qui devient nôtre. C’est Christ en nous !

 

Pour atteindre le but il faut :

 

Cesser de faire le mal (Romains 6 : 1-2).

Se purifier de toute souillure de la chair et de l’esprit (2 Corinthiens 7 : 1 ; Galates 6 : 16-25).

Se préserver des souillures du monde (Jacques 1 : 27) ; Romains 12 : 1-2 ; Éphésiens 4 : 31 ; Colossiens 3 : 5, 10).

La sanctification devient effective en maintenant une communion étroite et intime avec Christ « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. » (Jean 15 : 4) en :

Se consacrant à la prière (Matthieu 6 : 5-13).

Obéissant à la Parole de Dieu (Jean 17 : 17).

Etant conscient de la fidélité du Seigneur pour pourvoir à ses besoins de chaque jour (Matthieu 6 : 25-34).

Continuant à obéir à la Parole de Dieu et être rempli du Saint-Esprit. Romains 8 : 14 Éphésiens 5 : 18).

 

Conclusion

Pour la plupart des des croyants la sanctification est un réel problème, voir un échec à répétition, nous croyons avoir gagné sur un point et voilà que nous rechutons. Alors nous sommes malheureux.

Deux erreurs à ne pas commettre :

C’est que nous nous efforçons de nous sanctifier par nous-mêmes, avec nos propres efforts.

C’est que nous pensons que Dieu fera les chose tout seul.

Or, il faut l’association des deux parties : Dieu et nous.

La sanctification est progressive (Philippiens 3 : 12). - René Barrois

(2) « Suis-je un chrétien consacré ? » Samuel et Dorothée Hatzakortzian

 

1-6) Le pardon (3)

 

« De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. » (Colossiens 3: 13) « Vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » (Éphésiens 4 : 32).

 

Comme Dieu nous a pardonné nos péchés, nous sommes appelés à pardonner. Pardonner c’est naître de nouveau, être réconcilié et apaisé.

Se pardonner à soi-même : Le sentiment de culpabilité, c’est quelque chose de terrible. Satan prend un malin plaisir à nous rappeler telle ou telle chose. Nous devons croire que nos péchés n’ont pas seulement été annulés, mais ils ont été entièrement effacés et que nous sommes en communion avec Dieu par l’union avec Jésus-Christ (Romains 8 : 1). Il faut impérativement prendre cette victoire et ne plus laisser aucune trace du passé, car le pardon de Dieu est infini. Jésus veut que chaque jour soit un renouveau dans notre vie.

Pardonner aux autres : Nous avons été pardonnés par la mort et la résurrection de Christ. Aujourd’hui notre mission est de pardonner aux autres tout en transmettant ce message à tous les hommes (Jean 20 : 21-23) ; 2 Corinthiens 5 : 18-20). La réconciliation est une puissance qui libère, qui transforme, elle est une source de vie par l’action du Saint-Esprit – dans notre foi – nos prières – nos relations avec les autres. Nous connaissons cet adage : « Je pardonne et je n’oublie pas. » Nous avons le devoir - de pardonner et d’oublier – de pardonner immédiatement – continuellement et définitivement.

 

Le pardon est illimité « Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : « Seigneur combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? » Jésus lui dit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois. » (Matthieu 18 : 21-22) Ce qui entrave pour obéir à ce commandement du Seigneur, c’est notre ego. Nous devons saisir la puissance du nom de Jésus pour crucifier le « moi » et laisser toute la place à Christ, à sa Parole ainsi nous aurons une vie spirituelle abondante et notre cœur sera rempli de joie.

Le pardon c’est la porte à l’exaucement des prières. La repentance est essentielle dans la vie du chrétien s’il veut bénéficier de la bénédiction ; Seigneur, « Que ma volonté devienne la servante de la tienne ; fais ton trône dans mon cœur ; il t’appartient bon Sauveur. » - René Barrois

(3) « Le pardon » Samuel et Dorothée Hatzakortzian